Birmanie La junte présente ses sincères condoléances à Suu Kyi
le 30 mars 1999 à 00h00
Mise au pilori pour son «mépris brutal des principes humanitaires», la junte militaire birmane a présenté ses «sincères condoléances» à la dirigeante de l’opposition, Aung San Suu Kyi, dont le mari est décédé samedi en Grande-Bretagne sans avoir pu la revoir. Elle a ajouté qu’elle autoriserait la dissidente à se rendre en Angleterre au cas, peu probable, où elle déciderait d’assister aux funérailles de son époux britannique. «Le gouvernement se tient prêt à lui fournir toute l’assistance possible si elle désire voyager en Angleterre pour assister aux obsèques», selon un communiqué officiel. Michael Aris, décédé samedi d’un cancer, avait demandé un visa il y a plus de deux mois pour aller à Rangoon dire adieu à sa femme, qu’il n’avait pas revue depuis janvier 1996. La junte a laissé traîner la requête et proposé à l’opposante de se rendre en Grande-Bretagne, offre déclinée par Aung San Suu Kyi de crainte de ne pouvoir être autorisée à rentrer à Rangoon. La secrétaire d’État américaine, Madeleine Albright, a fustigé le refus du régime de Rangoon d’accorder un visa à M. Aris. «Le mépris brutal des autorités envers les principes humanitaires les plus fondamentaux est bien à l’image de la poursuite de la répression en Birmanie et couvre de déshonneur» les dirigeants de Rangoon, a-t-elle dit.
Mise au pilori pour son «mépris brutal des principes humanitaires», la junte militaire birmane a présenté ses «sincères condoléances» à la dirigeante de l’opposition, Aung San Suu Kyi, dont le mari est décédé samedi en Grande-Bretagne sans avoir pu la revoir. Elle a ajouté qu’elle autoriserait la dissidente à se rendre en Angleterre au cas, peu probable, où elle déciderait d’assister aux funérailles de son époux britannique. «Le gouvernement se tient prêt à lui fournir toute l’assistance possible si elle désire voyager en Angleterre pour assister aux obsèques», selon un communiqué officiel. Michael Aris, décédé samedi d’un cancer, avait demandé un visa il y a plus de deux mois pour aller à Rangoon dire adieu à sa femme, qu’il n’avait pas revue depuis janvier 1996. La junte a laissé traîner...
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