Les voisins d’Augusto Pinochet, maintenu en résidence surveillée depuis près de quatre mois dans un luxueux domaine champêtre proche de Londres, en ont assez de la présence de l’encombrant général chilien. Dans une interview publiée lundi par le quotidien britannique The Guardian, le président d’un comité de protestation formé par les voisins directs de l’ancien dictateur dans le parc huppé de Wentworth (sud-ouest de Londres) juge que «la situation est intolérable». «Le domaine n’est pas un lieu pour un prisonnier politique», affirme Barry Hughes. «Nous sommes confrontés à un risque indéniable d’acte terroriste». Les résidents de cette retraite idyllique, surnommée le Beverly Hills londonien en raison du coût prohibitif des villas qui s’y trouvent, ont perdu patience depuis le jugement des juges Lords qui a ouvert la voie la semaine dernière à une procédure judiciaire pouvant se prolonger pendant des mois. Les magistrats suprêmes, tout en ayant considérablement réduit l’acte d’accusation contre l’ancien chef de la junte chilienne réclamé par la justice espagnole, ont estimé qu’il ne pouvait bénéficier d’aucune immunité pour les deux dernières années de sa dictature. «Des policiers armés patrouillent dans le domaine 24 heures sur 24 et utilisent des chiens pour fouiller les jardins des résidents», s’emporte Barry Hughes, qui s’émeut également de la présence fort peu esthétique en pareil endroit de toilettes mobiles pour les agents en faction à l’entrée de la villa de l’octogénaire général. Selon la presse britannique, jusqu’à neuf policiers sont postés en permanence autour de la propriété louée au prix fort par les partisans de l’ancien dictateur chilien. Trois inspecteurs de la brigade antiterroriste de Scotland Yard occupent l’une des neuf pièces de la résidence, les autres membres du dispositif rapproché patrouillant et se chargeant de tenir à bonne distance badauds, journalistes et manifestants. À chacun de leurs déplacements, les voisins doivent montrer patte blanche aux cerbères de la police.
Les voisins d’Augusto Pinochet, maintenu en résidence surveillée depuis près de quatre mois dans un luxueux domaine champêtre proche de Londres, en ont assez de la présence de l’encombrant général chilien. Dans une interview publiée lundi par le quotidien britannique The Guardian, le président d’un comité de protestation formé par les voisins directs de l’ancien dictateur dans le parc huppé de Wentworth (sud-ouest de Londres) juge que «la situation est intolérable». «Le domaine n’est pas un lieu pour un prisonnier politique», affirme Barry Hughes. «Nous sommes confrontés à un risque indéniable d’acte terroriste». Les résidents de cette retraite idyllique, surnommée le Beverly Hills londonien en raison du coût prohibitif des villas qui s’y trouvent, ont perdu patience depuis le jugement des juges...
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