Santé - Premier rempart contre la malaria Moustiquaire-insecticide
le 27 mars 1999 à 00h00
Impuissants face à la mutation de la malaria sur le continent africain, les experts internationaux s’en remettent à la moustiquaire-insecticide dans l’attente incertaine d’un vaccin ou de nouveaux médicaments efficaces contre le parasite. Cette méthode simple de prévention est devenue le premier rempart contre la maladie alors que tous les pays d’Afrique ont été progressivement touchés par l’apparition de nouvelles souches qui résistent à la chloroquine, un traitement peu coûteux, jusque-là très efficace. «Les moustiquaires imprégnées sont un des modes de prévention les mieux praticables à grande échelle. Le produit marche bien et devrait être développé dans les pays où le fléau est endémique», souligne ainsi une étude de l’Institut tropical suisse présentée au cours de la conférence internationale organisée cette semaine à Durban. D’autant que, pour l’instant, il n’y a pas d’alternative : les scientifiques réunis à Durban ont unanimement reconnu qu’après des débuts prometteurs, les recherches sur les vaccins s’annonçaient longues. «Nous n’avons rien à offrir à présent. Si nous sommes optimistes, nous pouvons espérer des résultats dans les dix ans, si nous sommes pessimistes, il faut tabler sur vingt ans», a souligné la conférence à sa clôture. Simple et efficace L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a fait de la lutte contre le fléau une de ses priorités avec une campagne intitulée «Faire reculer la malaria», mise déjà sur cette mesure de protection simple et efficace. Mais «cela risque de prendre des générations avant de convertir les Africains qui n’ont jamais utilisé de moustiquaires», avertit le Dr Pierre Guillet, un chercheur français spécialiste de l’Afrique de l’Ouest. L’autre obstacle est que le parasite commence à développer une résistance face à la pyrethroïde, le seul insecticide disponible, même si le produit conserve encore son effet répulsif. Aussi, les experts estiment qu’à long terme, le seul espoir d’éradiquer le fléau est de poursuivre activement les recherches et de développer la coopération scientifique. La conférence de Durban, qui a réuni quelque 800 experts pendant quatre jours à Durban, était organisée par l’Initiative multilatérale sur la malaria (MIM), un programme qui vise à développer les échanges médicaux entre l’hémisphère nord et les pays africains.
Impuissants face à la mutation de la malaria sur le continent africain, les experts internationaux s’en remettent à la moustiquaire-insecticide dans l’attente incertaine d’un vaccin ou de nouveaux médicaments efficaces contre le parasite. Cette méthode simple de prévention est devenue le premier rempart contre la maladie alors que tous les pays d’Afrique ont été progressivement touchés par l’apparition de nouvelles souches qui résistent à la chloroquine, un traitement peu coûteux, jusque-là très efficace. «Les moustiquaires imprégnées sont un des modes de prévention les mieux praticables à grande échelle. Le produit marche bien et devrait être développé dans les pays où le fléau est endémique», souligne ainsi une étude de l’Institut tropical suisse présentée au cours de la conférence...
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