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Actualités - Chronologie

L'Otan étend ses raids au Kosovo

L’Otan a massivement bombardé la Yougoslavie jeudi soir, pour la deuxième nuit consécutive, en étendant ses frappes, jusqu’alors concentrées sur la défense antiaérienne yougoslave, à des forces armées serbes dans la province du Kosovo. Les bombardements de la nuit de jeudi, visant à obliger le président yougoslave Slobodan Milosevic à accepter un accord de paix pour le Kosovo, ont touché des cibles militaires serbes dans plusieurs villes de Serbie, du Monténégro et du Kosovo. Pour la première fois, ils ont visé des «forces armées serbes» au Kosovo, non liées à la défense antiaérienne, selon un responsable de l’Alliance. L’attaque d’infrastructures militaires, «uniquement» au Kosovo, en plus de la défense antiaérienne était prévue dans le plan, a-t-il dit, en rappelant que parmi les objectifs des alliés figure l’arrêt des combats dans la province. «Nous nous concentrons sur les forces (armées serbes) qui sont en train d’être réunies pour être utilisées contre les Kosovars albanais», avait déjà déclaré en ce sens, jeudi soir à Washington, le porte-parole du Pentagone Kenneth Bacon. Parmi la «quarantaine de cibles» visées ont figuré «des casernes, au premier chef des bâtiments où logent des soldats, dans l’intention manifeste de causer le plus grand nombre de pertes en vies humaines», a indiqué de son côté l’état-major de l’armée yougoslave. Trois avions de l’Otan auraient été abattus lors des combats, selon des sources serbes. Une information démentie par l’Alliance, selon laquelle «tous les avions sont retournés sains et saufs à leurs bases» respectives. Les premiers bombardements ont débuté vers 19h30 GMT et se sont poursuivis, semble-t-il, pendant environ trois heures. À Belgrade, des sirènes ont en tout cas annoncé la fin de l’alerte aérienne à 22h27 GMT. Immédiatement après le début des raids, Belgrade a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France. Les principales cibles de l’Alliance ont été le nord de Belgrade, où sont situées des installations militaires ; les villes de Kosovska Mitrovica (nord du Kosovo), Kraljevo (sud de la Serbie) et Nis (sud-est) ; la zone de l’aéroport de Golubovci, les dépôts de munitions de Danilovgrad et des installations à Radovac, dans la banlieue de Podgorica (capitale du Monténégro) ; enfin le nord-ouest de Pristina, chef-lieu du Kosovo. La deuxième nuit de bombardement s’est inscrite dans un contexte politico-diplomatique apparemment de plus en plus tendu. Le ministère serbe de l’Information a ordonné jeudi l’expulsion des journalistes originaires des pays membres de l’Alliance. Une journaliste de la télévision néerlandaise Net 5 a été enlevée près de Novi Sad (nord de Belgrade), selon les responsables de la chaîne qui n’ont plus de nouvelles d’elle.
L’Otan a massivement bombardé la Yougoslavie jeudi soir, pour la deuxième nuit consécutive, en étendant ses frappes, jusqu’alors concentrées sur la défense antiaérienne yougoslave, à des forces armées serbes dans la province du Kosovo. Les bombardements de la nuit de jeudi, visant à obliger le président yougoslave Slobodan Milosevic à accepter un accord de paix pour le Kosovo, ont touché des cibles militaires serbes dans plusieurs villes de Serbie, du Monténégro et du Kosovo. Pour la première fois, ils ont visé des «forces armées serbes» au Kosovo, non liées à la défense antiaérienne, selon un responsable de l’Alliance. L’attaque d’infrastructures militaires, «uniquement» au Kosovo, en plus de la défense antiaérienne était prévue dans le plan, a-t-il dit, en rappelant que parmi les objectifs des...