Objets de fouilles - Poursuite de l'enquête Saisies d'antiquités
le 24 mars 1999 à 00h00
L’enquête sur le trafic d’objets de fouilles s’est poursuivie hier sur trois axes : dilapidation de fonds publics, vol d’objets et commerce illégal d’antiquités. De son côté, l’avocat général financier Khaled Hammoud a recueilli les dépositions de l’ancien directeur général des Antiquités (DGA) Antoine Ojeil et de plusieurs autres témoins. Entre-temps, les diverses brigades chargées du contrôle des objets de fouilles ont poursuivi leur mission au Liban-Nord, dans la Békaa, au Liban-Sud et à Beyrouth et ont saisi 40 pièces au Koura, 140 à Hazmieh et plusieurs autres à Beit-Méry, dans des entrepôts appartenant à des commerçants. D’autres pièces volées de divers sites ont été retrouvées alors que d’autres étaient entreposées aux sièges des mohafazats. La Direction générale des antiquités était assistée dans sa mission par des étudiants pour faire face au nombre croissant de particuliers réclamant l’enregistrement de pièces de fouilles en leur possession. La DGA a également adressé un message aux autorités, réclamant la mise en place d’un dispositif de sécurité autour des sites archéologiques afin d’éviter tout pillage. À ce sujet, de sources judiciaires, on révèle l’existence de plusieurs opérations de vol, de contrefaçon, d’escroquerie et de dilapidation de fonds dans les sites archéologiques. Rappelons que durant l’occupation ottomane, quatre trésors archéologiques d’une valeur inestimable avaient été transportés du Liban à Istanbul. Toujours dans le cadre de son enquête, l’avocat général Hammoud a demandé à la Direction générale des antiquités de procéder à un inventaire exhaustif des objets de fouilles se trouvant dans les diverses administrations publiques, de les répertorier, de les photographier et d’en organiser les dossiers. D’autre part, le directeur général p.i. des Antiquités, M. Chaker Ghadban, a annoncé que les investigations se poursuivaient pour retrouver les objets de fouilles dérobés, qui sont considérés comme étant la propriété de l’État jusqu’à preuve du contraire. M. Ghadban a également reçu, de hajj Mohammed Ali Dib Awada, un document contresigné par le moukhtar de Baalbeck Issam Yaghi, attestant que les objets de fouilles se trouvant à son domicile et dans le jardin y attenant ne proviennent pas du site archéologique de Baalbeck. Rappelons que la Direction des antiquités et les agents de la brigade de répression du banditisme international s’étaient rendus au domicile de M. Awada pour vérifier la provenance des pièces d’antiquités s’y trouvant.
L’enquête sur le trafic d’objets de fouilles s’est poursuivie hier sur trois axes : dilapidation de fonds publics, vol d’objets et commerce illégal d’antiquités. De son côté, l’avocat général financier Khaled Hammoud a recueilli les dépositions de l’ancien directeur général des Antiquités (DGA) Antoine Ojeil et de plusieurs autres témoins. Entre-temps, les diverses brigades chargées du contrôle des objets de fouilles ont poursuivi leur mission au Liban-Nord, dans la Békaa, au Liban-Sud et à Beyrouth et ont saisi 40 pièces au Koura, 140 à Hazmieh et plusieurs autres à Beit-Méry, dans des entrepôts appartenant à des commerçants. D’autres pièces volées de divers sites ont été retrouvées alors que d’autres étaient entreposées aux sièges des mohafazats. La Direction générale des antiquités...
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