«Le ballon s’est posé. C’est merveilleux! Plus jamais on ne pourra faire un premier tour du monde sans escale», exultait dimanche à Genève Don Cameron, le «père» de la plupart des ballons de compétition, dont le Breitling Orbiter III, qui venait de toucher terre après 19 jours, 21 heures et 55 minutes dans les airs. À ses côtés, la femme de l’aérostier britannique Brian Jones ne cachait pas sa joie, déclarant : «Bertrand et Brian ont atterri sans encombre, je vous embrasse tous, je suis plus qu’heureuse». Les caméras et micros se sont à nouveau tendus tôt dimanche matin vers les acteurs du «Tour du monde en ballon», une pièce qui s’est jouée à Genève dans 40 mètres carrés et en trois actes. Il y a eu la lente progression jusqu’au «couloir chinois», puis l’angoisse au-dessus de l’interminable Pacifique et enfin l’Atlantique et le retour en Afrique, records de durée et de distance pulvérisés. Chaque étape a été ponctuée d’explosions de joie et de bulles de champagne avec en apothéose le bouclage samedi du tour du monde et dimanche l’arrivée saine et sauve. Les météorologues de l’expédition, le Belge Luc Trullemans et son complice suisse Pierre Eckert, ont reçu leur part d’ovations, tout le monde étant conscient du rôle déterminant des deux «routeurs» du ballon qui se qualifient de «Dupont et Pondu». Bertrand Piccard pensait notamment à eux, samedi après avoir bouclé le tour du monde (en 19 jours, 1 heure et 49 minutes), lorsqu’il a souhaité que le mérite de cet exploit ne revienne pas qu’aux pilotes du ballon. «Nous, les météorologues, sommes des amis personnels de Bertrand Piccard avec qui nous n’avions qu’un contrat moral. Nous n’avions pas de contrats écrits, pas de papiers. Il n’y avait pas d’argent entre nous», a dit Luc Trullemans. Le météorologue belge de 48 ans était associé pour la troisième fois avec le Suisse Bertrand Piccard dans sa tentative. Il a été, avec son collègue, «les yeux» de Piccard et Jones, dormant très peu et les dirigeant par radio à chaque tressautement des courbes rouges et noires des jet-streams ou de vents traîtres sur ses écrans installés dans une pièce de l’aéroport de Genève. Dans les moments de doute et de fatigue à bord de la nacelle orangée, Trullemans a plus d’une fois rassuré Piccard alors que des vents hostiles repoussaient le ballon à l’arrière du jet-stream (vent porteur). Il m’appelait plus de cinq fois par jour après la fatigue d’une traversée de la Chine, rapide et chahutée, et les 12 000 km d’océan Pacifique devant lui, se souvient-il. Il a établi les plans de vol à partir des relevés de la Provisional Oceanic Athmospheric, administration américaine qui donne «les prévisions à six heures» et des données transmises toutes les 20 minutes par le ballon.
«Le ballon s’est posé. C’est merveilleux! Plus jamais on ne pourra faire un premier tour du monde sans escale», exultait dimanche à Genève Don Cameron, le «père» de la plupart des ballons de compétition, dont le Breitling Orbiter III, qui venait de toucher terre après 19 jours, 21 heures et 55 minutes dans les airs. À ses côtés, la femme de l’aérostier britannique Brian Jones ne cachait pas sa joie, déclarant : «Bertrand et Brian ont atterri sans encombre, je vous embrasse tous, je suis plus qu’heureuse». Les caméras et micros se sont à nouveau tendus tôt dimanche matin vers les acteurs du «Tour du monde en ballon», une pièce qui s’est jouée à Genève dans 40 mètres carrés et en trois actes. Il y a eu la lente progression jusqu’au «couloir chinois», puis l’angoisse au-dessus de l’interminable...
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