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Actualités - Chronologie

Un camp retranché

La Commission des droits de l’homme se réunit lundi à Genève pour sa session annuelle dans un bâtiment de l’Onu entouré de fils de fer barbelés et gardé par des soldats en tenue de campagne, fusil d’assaut au creux du bras. Quatre cents appelés ont été mobilisés depuis le mois dernier pour surveiller le Palais des nations – siège des Nations unies – et différentes organisations internationales et missions diplomatiques dans la crainte de nouvelles manifestations kurdes. Deux dizaines de militants kurdes avaient occupé pendant deux jours le mois dernier une salle de conférences, précisément celle où doivent se réunir pendant six semaines les délégués des 53 pays membres de la Commission, pour protester contre l’arrestation du dirigeant indépendantiste kurde de Turquie Abdullah Öcalan. D’autres avaient brièvement occupé le siège du Haut-Commissariat aux réfugiés et le Conseil œcuménique des églises. «C’est vrai que c’est un peu bizarre, mais on ne peut pas risquer la sécurité des ambassadeurs et ministres qui vont siéger ou défiler à Genève» au cours des six semaines de la commission, dit-on à son secrétariat. L’armée suisse a été déployée à la demande des autorités de Genève, qui se disent incapables d’assurer seules la sécurité. Les soldats, venus de Suisse alémanique, n’ont qu’un rôle de sentinelles. En cas de manifestation, ils doivent alerter la police, qui reste chargée de l’intervention. «Il n’y a pas de menace concrète, mais avec les incidents du mois dernier, un minimum de sécurité doit être assuré», explique un responsable de la commission.
La Commission des droits de l’homme se réunit lundi à Genève pour sa session annuelle dans un bâtiment de l’Onu entouré de fils de fer barbelés et gardé par des soldats en tenue de campagne, fusil d’assaut au creux du bras. Quatre cents appelés ont été mobilisés depuis le mois dernier pour surveiller le Palais des nations – siège des Nations unies – et différentes organisations internationales et missions diplomatiques dans la crainte de nouvelles manifestations kurdes. Deux dizaines de militants kurdes avaient occupé pendant deux jours le mois dernier une salle de conférences, précisément celle où doivent se réunir pendant six semaines les délégués des 53 pays membres de la Commission, pour protester contre l’arrestation du dirigeant indépendantiste kurde de Turquie Abdullah Öcalan. D’autres...