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Actualités - Reportages

Récupération de pièces volées des forteresses de Mseilhé et de Saïda

Il semble bien que les autorités soient tombées sur une source intarissable d’objets de fouille volés. Les perquisitions se poursuivent à Batroun, dans le Akkar, à Baalbeck, tandis que le parquet financier s’évertue à récupérer des pièces archéologiques d’une valeur inestimable subtilisées au Liban, puis exportées dans des pays occidentaux, dont les États-Unis, rapporte notre chroniqueur judiciaire Bahjat Jaber. À Batroun, dix objets rares (statues et sarcophages) volés de la forteresse de Mseilhé ont été retrouvés dans un domicile de la région. Dans le Akkar, 32 pièces ont été récupérées, et à Baalbeck, des centaines d’objets rares qui ont été volés du lieu des vestiges ont été retrouvés. Le directeur général p.i. de la DGA, Chaker Ghodban, a décidé hier de les conserver dans leur lieu d’origine, avec les vestiges de la ville. De son côté, l’avocat général du parquet financier, Khaled Hammoud, se fait fort de récupérer le fameux trésor Sveso évalué à plus de 500 millions de dollars, dont une partie se trouve actuellement à New York et l’autre à Zurich. Ce trésor comprend un ensemble de 60 pièces d’orfèvrerie du IVe siècle après J-C que l’État a tenté jusqu’en 1995 de récupérer auprès de la maison d’enchères Sotheby’s. Il avait été découvert dans un terrain appartenant à Antoine Abounader, et 14 pièces du trésor avaient été achetées à l’époque par le collectionneur britannique, lord Northampton. La forteresse de Saïda n’a pas été épargnée par le pillage durant la guerre. Les enquêtes instruites par l’avocat général Khaled Hammoud ont ainsi permis de révéler qu’un certain nombre d’objets avaient été volés de la citadelle et entreposés dans une villa du Mont-Liban. D’autre part, les deux canons qui se trouvaient aussi dans la forteresse ont été subtilisés pendant les événements et transférés dans une villa de Jezzine. À Antélias, trois conteneurs ont été retrouvés dans un terrain vague. On y a découvert des pièces archéologiques d’une grande valeur provenant du palais de Henri Pharaon. M. Hammoud a donné des instructions pour que ces objets soient conservés dans le palais susmentionné. La Direction générale des antiquités se chargera de les répertorier. Par ailleurs, neuf personnes ont déjà contacté la DGA pour l’informer de l’existence de pièces d’antiquité chez eux ou dans un terrain qui leur appartient. Ces personnes sont : Khalil Skaf, Moussa Saliba, Chafik Takch, Zakaria Rad, Sleiman Semaan, Issam Yaghi, Kassem Ismaïl, Hani Ali Aouada et Abdel-Halim Rifaï. Sur un autre plan, l’avocat général du parquet financier entendra mardi prochain le témoignage d’un ancien fonctionnaire de la DGA, Antoine Ojeil, en présence de son avocat, Youssef Lahoud. Celui-ci avait présenté un rapport médical à M. Hammoud, indiquant que M. Ojeil avait été victime de sévices.
Il semble bien que les autorités soient tombées sur une source intarissable d’objets de fouille volés. Les perquisitions se poursuivent à Batroun, dans le Akkar, à Baalbeck, tandis que le parquet financier s’évertue à récupérer des pièces archéologiques d’une valeur inestimable subtilisées au Liban, puis exportées dans des pays occidentaux, dont les États-Unis, rapporte notre chroniqueur judiciaire Bahjat Jaber. À Batroun, dix objets rares (statues et sarcophages) volés de la forteresse de Mseilhé ont été retrouvés dans un domicile de la région. Dans le Akkar, 32 pièces ont été récupérées, et à Baalbeck, des centaines d’objets rares qui ont été volés du lieu des vestiges ont été retrouvés. Le directeur général p.i. de la DGA, Chaker Ghodban, a décidé hier de les conserver dans leur lieu...