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Actualités - Chronologie

L'affaire du trésor Sveso ressurgit

L’ouverture du dossier sur le trafic d’antiquités a fait ressurgir l’affaire du «trésor Sveso», un ensemble de 60 pièces d’orfèvrerie du IVe siècle après J-C que l’État a tenté jusqu’en 1995 de récupérer auprès de Sotheby’s. En 1990, la maison d’enchères américaine Sotheby’s annonçait qu’un collectionneur britannique, lord Northampton, mettait en vente 14 pièces provenant d’un service d’orfèvrerie (coupes et plateaux en argent trempé d’or) d’origine libanaise baptisé «trésor Sveso». Le gouvernement engage alors une action en justice aux États-Unis qui a débouché sur une saisie conservatoire des pièces, qui auraient appartenu à un général romain du même nom ayant vécu au IVe siècle. Mais en 1995, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Farès Boueiz, décide de renoncer aux poursuites en raison du coût élevé des frais de justice. Pourtant, selon des experts cités par la presse, cet ensemble est bien d’origine libanaise et il aura fallu sept ans aux trafiquants, de 1980 à 1987, pour le rendre complet et le faire sortir frauduleusement du Liban. Une enquête a aussi permis de faire échouer une tentative d’obtenir pour ces pièces de fausses licences libanaises d’exportation. À la suite de cette affaire et d’autres rumeurs sur le vente d’antiquités libanaises à l’étranger, le ministère libanais de la Culture a émis en 1988 une circulaire gelant toutes les licences d’exportation de pièces antiques. Cette mesure est toujours en vigueur, mais la renonciation du Liban à son action en justice a entraîné la levée de la saisie de l’ensemble Sveso. Le Liban a néanmoins réussi à récupérer un certain nombres d’autres pièces proposées sur le marché international dont cinq statuettes phéniciennes baptisées les «enfants d’Eschmoun» trouvées dans un temple phénicien. Elles étaient en vente en Suisse. Le Liban a également récupéré en Grande-Bretagne un ensemble de statuettes en bronze chez l’antiquiaire britannique Jeffrey Turner, en Belgique deux statuettes phéniciennes grâce à l’action de l’Unesco, ainsi qu’une tête de sphinx en Allemagne et 575 pièces déterrées du site de Kamed al-Louz dans la Békaa qui avait été gardé par mesure conservatoire en Allemagne par un directeur des fouilles de ce site.
L’ouverture du dossier sur le trafic d’antiquités a fait ressurgir l’affaire du «trésor Sveso», un ensemble de 60 pièces d’orfèvrerie du IVe siècle après J-C que l’État a tenté jusqu’en 1995 de récupérer auprès de Sotheby’s. En 1990, la maison d’enchères américaine Sotheby’s annonçait qu’un collectionneur britannique, lord Northampton, mettait en vente 14 pièces provenant d’un service d’orfèvrerie (coupes et plateaux en argent trempé d’or) d’origine libanaise baptisé «trésor Sveso». Le gouvernement engage alors une action en justice aux États-Unis qui a débouché sur une saisie conservatoire des pièces, qui auraient appartenu à un général romain du même nom ayant vécu au IVe siècle. Mais en 1995, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Farès Boueiz, décide de...