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Actualités - Chronologie

La Ligue arabe demande l'arrêt immédiat des bombardements anglo-US

Le chef de la Ligue arabe Esmat Abdel Méguid a demandé mercredi «l’arrêt immédiat de toutes les activités militaires contre l’Irak qui ne font qu’aggraver la situation et menacent la sécurité et la stabilité de la région», dans son allocution d’ouverture du 111e conseil ministériel de la Ligue arabe, réuni jusqu’à jeudi au Caire. «Les frappes se font sans l’aval de l’Onu et la seule solution réside dans la voie diplomatique, la reprise de la coopération entre l’Irak et l’Onu, le respect de l’unité, de l’intégrité de l’Irak et la non-ingérence dans ses affaires intérieures», a-t-il ajouté. «Les conséquences de la crise du Golfe sont toujours un obstacle à la renaissance de la solidarité arabe en dépit de tous les efforts que nous déployons», a reconnu M. Abdel Méguid. Lors de la dernière réunion ministérielle arabe sur l’Irak, le 24 janvier, le ministre irakien des Affaires étrangères Mohamed Saïd al-Sahhaf avait claqué la porte pour protester contre la non-condamnation explicite des frappes américano-britanniques de décembre contre son pays. Pour éviter un nouvel incident, M. Abdel Méguid a reçu mardi soir le vice-Premier ministre koweïtien chargé du Conseil des ministres Abdel Aziz Dekhil et M. Sahhaf mercredi matin. En tête des sujets de controverse, figure une demande irakienne d’examiner, pour la première fois depuis la guerre du Golfe en 1991, la question «des disparus koweïtiens, séoudiens et irakiens». Le Koweït s’est vivement opposé à cette demande en accusant Bagdad de vouloir «occulter le principal problème, celui des prisonniers de guerre koweïtiens», examiné dans le cadre des résolutions de l’Onu. En effet, pour Ryad et Koweït, il n’y a pas de «disparus» koweïtiens et séoudiens mais des «prisonniers de guerre» capturés par l’Irak lors de l’invasion de l’émirat en 1990. Bagdad veut également que les Arabes adoptent une résolution réclamant à Washington et Londres de supprimer les deux zones d’exclusion aérienne que ces deux pays imposent à Bagdad dans le nord et le sud de l’Irak. Selon des diplomates arabes, M. Abdel Méguid proposerait en guise de compromis le retrait par Bagdad de sa demande sur «les disparus», en échange de quoi les ministres arabes voteraient une résolution contre les «zones d’exclusion». Au menu du conseil figurent 36 autres dossiers, notamment l’affaire de Lockerbie, la politique israélienne et «l’occupation iranienne» de trois îles dans le Golfe revendiquées par les Émirats arabes unis. Un vice-Premier ministre, 14 ministres des Affaires étrangères, le secrétaire général du ministère libanais des Affaires étrangères et six délégués permanents auprès de la Ligue participent à la réunion. Une minute de silence a été observée au début de la réunion à la mémoire du roi Hussein de Jordanie et de l’émir de Bahrein Issa ben Salmane al-Khalifa.
Le chef de la Ligue arabe Esmat Abdel Méguid a demandé mercredi «l’arrêt immédiat de toutes les activités militaires contre l’Irak qui ne font qu’aggraver la situation et menacent la sécurité et la stabilité de la région», dans son allocution d’ouverture du 111e conseil ministériel de la Ligue arabe, réuni jusqu’à jeudi au Caire. «Les frappes se font sans l’aval de l’Onu et la seule solution réside dans la voie diplomatique, la reprise de la coopération entre l’Irak et l’Onu, le respect de l’unité, de l’intégrité de l’Irak et la non-ingérence dans ses affaires intérieures», a-t-il ajouté. «Les conséquences de la crise du Golfe sont toujours un obstacle à la renaissance de la solidarité arabe en dépit de tous les efforts que nous déployons», a reconnu M. Abdel Méguid. Lors de la...