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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Milan-San Remo Les secrets du Poggio

La victoire dans Milan-San Remo, la première classique de la saison qui se court samedi, tient le plus souvent à un fil, à quelques secondes gagnées dans le mythique Poggio. Depuis deux ans, la Primavera est redevenue la course des sprinteurs, qui étaient tenus en échec sur la Riviera depuis 1980. Aucun coureur n’a creusé un écart suffisant dans le Poggio, le dernier obstacle du parcours dont le sommet est distant de 5,7 kilomètres de l’arrivée au cœur de San Remo. Avec cinq secondes d’avance à cet endroit déterminant, Laurent Jalabert (dans le sillage de Maurizio Fondriest) a basculé vers la victoire en 1995. Avec quatre secondes en sa faveur, Michele Bartoli a échoué deux ans plus tard, mais dans un contexte très différent. Autant de paramètres expliqués par les directeurs sportifs: Vincent Lavenu (directeur sportif Casino) : «En général, les sprinteurs se retrouvent assez isolés au pied du Poggio. L’an dernier, Zabel n’avait plus de coureur de son équipe avec lui. Elli (coureur de Casino en 1998) a démarré au bon moment et a basculé avec 7 à 8 secondes d’avance. Mais il a perdu 1 ou 2 secondes dans la descente alors qu’il aurait dû les gagner au contraire par rapport aux poursuivants. C’est sans doute dû à une erreur de matériel, un choix de roue avant trop rigide pour la descente. Normalement, avec dix secondes au sommet, le coureur va au bout». Jean-Luc Vandenbroucke (directeur sportif Lotto, Tchmil) : «Il faut passer le Cipressa, avant le Poggio, en bonne position pour éviter toute mauvaise surprise dans la descente. C’est là que le risque est le plus important. Depuis deux ans, la course s’est terminée au sprint, mais pour un petit peloton seulement. Zabel passe bien les côtes, on l’a vu pour le maillot vert dans le Tour de France. Milan-San Remo est une course qui est surtout favorable aux finisseurs. Un coureur qui a les ressources pour sortir dans le Poggio se sent très fort. Dix secondes au sommet, c’est suffisant». Serge Parsani (directeur sportif Mapei, Bartoli): «La “San Remo” est une course rapide et c’est pour cette raison qu’il est difficile de faire la différence. Quelques coureurs, comme Bartoli ou Vandenbroucke, peuvent démarrer dans le Poggio. Mais il faut tenir compte que la distance entre le sommet et la ligne a augmenté depuis que l’arrivée est jugée de nouveau sur la Via Roma. L’élément déterminant, c’est le nombre de coureurs dans le peloton de chasse. S’il y a une trentaine de coureurs, cela devient très difficile». Alain Bondue (responsable Cofidis, Vandenbroucke) : «Il n’y a pas de règle car tout se joue dans la descente. Pour un Frank Vandenbroucke ou un Michele Bartoli, cinq secondes peuvent suffire. Frank estime qu’il lui faut basculer avec dix secondes d’avance. Avec cet écart, il peut “jouer”. Mais cela dépend aussi de ceux qui mènent la chasse, de leur nombre, de leur faculté à s’organiser». Les chiffres de la «Primavera» Les chiffres de Milan-San Remo, course d’ouverture de la Coupe du monde de cyclisme: 1. Le dossard que portera Erik Zabel, double vainqueur de l’épreuve. 2. Le nombre de ravitaillements, fixés à Campo Ligure et à Ceriale. 3,740. La longueur, en kilomètres, de la montée du Poggio. 4,1. La pente moyenne, en pourcentage, du Cipressa, la principale difficulté du final. 7. Le record des victoires du Belge Eddy Merckx (entre 1966 et 1976). 8h50 (7h50 GMT). L’horaire du départ sur la place du Dôme à Milan. 12. Les victoires françaises dans Milan-San Remo (deux pour Laurent Fignon). 17. Les années de disette pour les sprinteurs entre 1980 (Gavazzi) et 1997 (Zabel). 25. Les équipes retenues. 46. Les victoires des coureurs italiens dans leur classique favorite. 90. Le numéro de l’édition qui se courra samedi. 164. L’altitude, en mètres, du Poggio, dernière difficulté de la course. 294. La distance totale, en kilomètres, de la course, la plus longue des classiques. 346. Le temps-record, en secondes (5 min 46 sec), mis par Maurizio Fondriest et Laurent Jalabert pour escalader le Poggio en 1995. 532. Le point le plus haut, en mètres, atteint sur le parcours, au passage du Turchino peu avant la mi-course. 1907. L’année de la création de Milan-San Remo, gagnée pour la première fois par un Français, Lucien Petit-Breton. 5700. La distance, en mètres, séparant le sommet du Poggio de la ligne d’arrivée. Michele Bartoli remporte la Tirreno-Adriatico L’Italien Michele Bartoli, numéro un mondial, a remporté mercredi la Tirreno-Adriatico cycliste à l’issue de la huitième et dernière étape disputée mercredi. Bartoli s’impose devant deux autres compatriotes, Davide Rebellin et Stefano Garzelli. Le Français Laurent Jalabert termine quatrième. L’ultime étape entre Civitanova Marche et San Benedetto del Tronto a été enlevée au sprint par le Tchèque Jan Svorada. Classement de la 8e et dernière étape: 1. Jan Svorada (Tch/Lampre), les 164 km en 4 h 22’14’’ (moyenne : 36,609 km/h) 2. Gian Matteo Fagnini (Ita) m.t. 3. Giovanni Lombardi (Ita) m.t. 4. Fabrizio Guidi (Ita) m.t. 5. Zoran Klemencic (Slo) m.t. 6. Lars Michaelsen (Dan) m.t. 7. Marcel Wust (All) m.t. 8. Endrio Leoni (Ita) m.t. 9. Alberto Ongarato (Ita) m.t. 10. Martin Hvastjia (Slo) m.t. Classement général : 1. Michele Bartoli (Ita/Mapei) 36 h 01’30’’ (moyenne : 38,885 km/h) 2. Davide Rebellin (Ita) à 9’’ 3. Stefano Garzelli (Ita) à 14’’ 4. Laurent Jalabert (Fra) à 21’’ 5. Igor Gonzalez (Esp) à 30’’ 6. Alessandro Spezialetti (Ita) à 1’56’’ 7. Bo Hamburger (Dan) à 3’57’’ 8. Christopher Jenner (NZL) à 4’26’’ 9. Oskar Camezind (Sui) m.t. 10. Davide Casarotto (Ita) à 4’27’’
La victoire dans Milan-San Remo, la première classique de la saison qui se court samedi, tient le plus souvent à un fil, à quelques secondes gagnées dans le mythique Poggio. Depuis deux ans, la Primavera est redevenue la course des sprinteurs, qui étaient tenus en échec sur la Riviera depuis 1980. Aucun coureur n’a creusé un écart suffisant dans le Poggio, le dernier obstacle du parcours dont le sommet est distant de 5,7 kilomètres de l’arrivée au cœur de San Remo. Avec cinq secondes d’avance à cet endroit déterminant, Laurent Jalabert (dans le sillage de Maurizio Fondriest) a basculé vers la victoire en 1995. Avec quatre secondes en sa faveur, Michele Bartoli a échoué deux ans plus tard, mais dans un contexte très différent. Autant de paramètres expliqués par les directeurs sportifs: Vincent Lavenu...