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Actualités - Chronologie

Peine capitale requise contre Necmettin Erbakan

La Cour de Sûreté de l’État (DGM) d’Ankara a requis lundi la peine capitale contre quatre collaborateurs de l’ex-Premier ministre islamiste Necmettin Erbakan pour «tentative de renverser le régime constitutionel et le remplacer par un régime basé sur les principes religieux», a rapporté l’agence Anatolie. Le parquet de la DGM a intenté un procès contre quatre anciens députés de M. Erbakan d’après l’article 146-1 du code pénal turc qui sanctionne les tentatives de renverser l’ordre établi en Turquie, selon l’agence. M. Erbakan fait lui aussi l’objet d’une procédure légale depuis novembre sous l’accusation d’avoir voulu «renverser le système constitutionel» en Turquie et le procureur a également requis la peine de mort contre lui. Parmi les collaborateurs de M. Erbakan visés figure Ahmet Tekdal, vice-président du Parti de la Prospérité (Refah), dirigé par M. Erbakan et dissous en janvier 1998 pour «activités antilaïques» par la Cour constitutionelle, et trois autres députés du Refah. M. Erbakan, premier chef de gouvernement islamiste de Turquie, avait démissionné en juin 1997 sous la forte pression de l’armée et des milieux prolaïcs, après avoir dirigé le pays pendant un an à la tête d’une coalition avec le chef du Parti de la Juste Voie (DYP, droite), Mme Tansu Ciller. Après la dissolution du Refah, M. Erbakan et plusieurs de ses adjoints ont été déchus de leur mandat de député et interdits de vie politique pour cinq ans. La plupart des députés de l’ex-Refah ont rejoint le Fazilet, créé juste avant la dissolution du Refah, qui est devenu le premier parti en sièges au Parlement. Ce parti est toujours sous la haute surveillance de la justice et des milieux pro-laïcs, en particulier l’armée qui se considère comme la gardienne de la laïcité de l’État. Le parquet de la DGM d’Ankara a requis des peines de prison allant de sept ans et six mois à 22 ans et six mois de prison contre 24 autres accusés pour «complicité». Parmi eux figurent Erol Yarar, président de l’Association des hommes d’affaires islamiques (Musiad), organisation patronale proche des islamistes, Adnan Demirturk, président de la Fondation nationale de la jeunesse (MGV), une organisation de jeunesse proche des islamistes. Le parquet réclame également l’interdiction de la Musiad et de la MGV.
La Cour de Sûreté de l’État (DGM) d’Ankara a requis lundi la peine capitale contre quatre collaborateurs de l’ex-Premier ministre islamiste Necmettin Erbakan pour «tentative de renverser le régime constitutionel et le remplacer par un régime basé sur les principes religieux», a rapporté l’agence Anatolie. Le parquet de la DGM a intenté un procès contre quatre anciens députés de M. Erbakan d’après l’article 146-1 du code pénal turc qui sanctionne les tentatives de renverser l’ordre établi en Turquie, selon l’agence. M. Erbakan fait lui aussi l’objet d’une procédure légale depuis novembre sous l’accusation d’avoir voulu «renverser le système constitutionel» en Turquie et le procureur a également requis la peine de mort contre lui. Parmi les collaborateurs de M. Erbakan visés figure Ahmet...