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Actualités - Chronologie

Chirurgie réparatrice post-infarctus

La réparation d’un cœur endommagé par un infarctus pourra se faire, dans un proche avenir, en prélevant sur un bras ou une jambe des cellules qui seront ensuite réinjectées dans l’organe malade. Autre avantage, le donneur et le bénéficiaire de cette greffe étant une seule et même personne, cette technique permettrait d’éviter les problèmes de rejet. Une équipe de cardiologues français est parvenue, sur des souris, à remplacer des cellules cardiaques, détruites lors d’un infarctus, par des cellules prélevées sur une autre partie du corps. Curieusement, sous l’influence du nouveau milieu dans lequel elles se sont retrouvées, ces cellules ont alors acquis la fonction contractile indispensable au bon fonctionnement du cœur, qu’elles ne possédaient pas du tout au départ. «Contrairement aux muscles des bras ou des jambes qui peuvent se régénérer à la suite d’un traumatisme, grâce à la présence de cellules capables de se multiplier et de se reconstruire du muscle sain, le cœur est constitué de cellules (les myocites) dépourvues de toute possibilité de multiplication», a expliqué l’un des auteurs de ce travail, le Dr Albert Hagège (cardiologue à l’hôpital Boucicaut). «De la naissance à la mort, le cœur conserve les mêmes cellules qui ne se réparent pas, et si le cœur grossit au cours de la croissance, c’est seulement parce que les cellules qui le composent grandissent», a précisé Dr Hagège. Lors d’un infarctus, une partie des cellules du muscle cardiaque, le myocarde, se trouve privée de sang et meurt. Le cœur ne peut donc plus se dilater que par augmentation de la taille des cellules restantes, sans aucune possibilité de régénération du tissu contractile. Dans un premier temps, la dilatation du cœur permet de maintenir un débit cardiaque suffisant mais, à long terme, la situation ne fait qu’empirer et, en dépit des avancées réalisées dans le domaine des médicaments, le pronostic de cette maladie reste sombre, selon ce spécialiste. L’expérience a été menée en France, au Canada et aux États-Unis sur des souris. Les chercheurs ont provoqué un infarctus chez les rongeurs en leur ligaturant une coronaire. Ils ont alors constaté que le nouveau tissu injecté améliorait la fonction de la pompe cardiaque et empêchait la dilatation du cœur. Ces résultats sont en cours de vérification sur des brebis. S’ils sont positifs, des essais pourraient être entrepris sur l’homme, dans un délai de six mois à un an. Sur les souris, nous constatons que les cellules injectées vivent, se multiplient, se connectent et se contractent comme les cellules mortes qu’elles remplacent. Si ces résultats se confirment, ce pourrait être l’avènement d’une véritable révolution dans le traitement des insuffisances cardiaques avancées.
La réparation d’un cœur endommagé par un infarctus pourra se faire, dans un proche avenir, en prélevant sur un bras ou une jambe des cellules qui seront ensuite réinjectées dans l’organe malade. Autre avantage, le donneur et le bénéficiaire de cette greffe étant une seule et même personne, cette technique permettrait d’éviter les problèmes de rejet. Une équipe de cardiologues français est parvenue, sur des souris, à remplacer des cellules cardiaques, détruites lors d’un infarctus, par des cellules prélevées sur une autre partie du corps. Curieusement, sous l’influence du nouveau milieu dans lequel elles se sont retrouvées, ces cellules ont alors acquis la fonction contractile indispensable au bon fonctionnement du cœur, qu’elles ne possédaient pas du tout au départ. «Contrairement aux muscles des bras...