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Actualités - Communiques Et Declarations

Syndicat Les pilotes de la MEA dénoncent la gestion du conseil d'administration

Le syndicat des pilotes libanais a publié hier un communiqué dans lequel il a vivement critiqué la politique suivie par le conseil d’administration de la compagnie nationale d’aviation (MEA) mettant en doute par ailleurs le sérieux du plan français supposé redresser la situation. Les pilotes libanais expriment d’autre part leur souhait que la nomination du PDG de la MEA ne soit plus le résultat d’un compromis politique. Voici de larges extraits du communiqué du syndicat des pilotes libanais : «Menaces, invectives et déballages médiatiques à l’encontre des employés de la MEA et en particulier de ses pilotes ne réussiront pas à contenir la résistance qu’ils opposent à la transformation de leur compagnie, autrefois fleuron de l’économie libanaise, en un simulacre de société... L’équipe en place remplit-elle sa mission? On en doute fort. Certes, la MEA est gangrenée par de graves problèmes qui semblent insurmontables, une image que l’actuel conseil d’administration s’évertue à transmettre quotidiennement à la presse. Le but étant de la déprécier aux yeux de l’opinion publique, afin de détruire ce qui reste de son image de marque... Pour résumer, nous voudrions attirer l’attention des responsables des deniers publics sur les points suivants : «1 - La campagne médiatique dirigée contre les pilotes vise essentiellement à camoufler le doute qui plane sur le sérieux du plan français supposé redresser la situation, en voulant faire assumer aux employés de la MEA la responsabilité de son échec. L’idée directrice du plan, dont ils se vantent, est de faire de Beyrouth un “hub”, création libanaise pratiquée depuis plus de 25 ans. Toutefois certains des horaires imposés contre l’avis des directeurs commerciaux ne correspondent ni aux besoins ni aux goûts de la clientèle libanaise qui constitue la majeure partie des passagers à l’aéroport de Beyrouth (au-delà de 80 %). Résultat : les recettes en souffrent. «2 - Au lieu de s’attaquer à la productivité des pilotes, qui est essentiellement un problème de gestion, ajoute le communiqué, il faudrait s’enquérir du bien-fondé de la fermeture de certaines destinations, comme le Brésil et l’Australie. De l’avis des experts, si ces destinations étaient opérées par un type d’avion bien déterminé et a une fréquence adéquate, leur rentabilité aurait été certaine. On se pose alors la question suivante : pourquoi la Banque centrale n’a-t-elle pas réinvesti les 60 millions de dollars provenant de la vente des 3 jumbos dans l’achat du type d’avion requis? «3 - Nous souhaitons que la nomination du PDG de la MEA réponde aux critères susmentionnés et qu’elle cesse d’être le résultat d’un compromis politique ou d’une nomination prise à la légère, donnant l’impression que les employés de la MEA sont devenus des laissés-pour-compte. «4 - Pour évaluer les retombées de la politique du ciel ouvert que l’État envisage d’appliquer en juin prochain, il est important de rappeler qu’en 97 la part du marché de la MEA à partir de Beyrouth est tombée à 45 % contre 53 % en 93. Dans les conditions actuelles de l’entreprise, si l’accord du ciel ouvert entrait en vigueur, ceci équivaudrait à un décret de mort», conclut le syndicat des pilotes.
Le syndicat des pilotes libanais a publié hier un communiqué dans lequel il a vivement critiqué la politique suivie par le conseil d’administration de la compagnie nationale d’aviation (MEA) mettant en doute par ailleurs le sérieux du plan français supposé redresser la situation. Les pilotes libanais expriment d’autre part leur souhait que la nomination du PDG de la MEA ne soit plus le résultat d’un compromis politique. Voici de larges extraits du communiqué du syndicat des pilotes libanais : «Menaces, invectives et déballages médiatiques à l’encontre des employés de la MEA et en particulier de ses pilotes ne réussiront pas à contenir la résistance qu’ils opposent à la transformation de leur compagnie, autrefois fleuron de l’économie libanaise, en un simulacre de société... L’équipe en place...