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Actualités - Biographies

Un Oustachi convaincu et sans remords

L’ancien commandant du camp de concentration de Jasenovac durant la Seconde Guerre mondiale, Dinko Sakic, est un Oustachi convaincu et sans remords. Né le 8 septembre 1921 à Studenci (sud de la Croatie), Sakic avait 22 ans lorsqu’il prit en avril 1944 la direction du camp de Jasenovac (120 km au sud-est de Zagreb), où il faisait déjà partie de l’encadrement depuis février 1942 et qu’il dirigea jusqu’en novembre 1944. Plusieurs dizaines de milliers de juifs, musulmans, Serbes, Tziganes et Croates y sont morts. «Je suis fier de mon passé, de tout ce que j’ai fait (...) Si l’on m’offrait aujourd’hui la même position, je l’accepterais», a déclaré Sakic dans une interview publiée en 1994 dans la presse croate. «Jasenovac était une institution légale, où tous ceux qui ont travaillé à la destruction de l’État croate et qui étaient dangereux pour l’ordre public étaient emprisonnés», ajoutait-il, tout en affirmant qu’il n’«y avait pas eu d’exécutions massives à Jasenovac, où (...) le taux de mortalité était naturel et normal». En 1942, lorsqu’Hitler ordonna la solution finale contre les juifs, Jasenovac était devenu le principal camp de concentration du régime oustachi. La famille de Sakic a partagé son idéologie: sa femme, Nada, ancien cadre d’un camp proche de Jasenovac, a été relaxée le mois dernier, faute de preuves, de crimes contre l’humanité. Elle est la sœur de Max Luburic, commandant de tous les camps de concentration oustachis en Croatie et en Bosnie. Ses trois enfants, Antonio (52), Tomas Luis (49) et Mariana (32), selon des informations publiées par la presse croate, ont eu pour parrain de baptême le dirigeant de l’État oustachi, Ante Pavelic, décédé à Madrid en 1959.
L’ancien commandant du camp de concentration de Jasenovac durant la Seconde Guerre mondiale, Dinko Sakic, est un Oustachi convaincu et sans remords. Né le 8 septembre 1921 à Studenci (sud de la Croatie), Sakic avait 22 ans lorsqu’il prit en avril 1944 la direction du camp de Jasenovac (120 km au sud-est de Zagreb), où il faisait déjà partie de l’encadrement depuis février 1942 et qu’il dirigea jusqu’en novembre 1944. Plusieurs dizaines de milliers de juifs, musulmans, Serbes, Tziganes et Croates y sont morts. «Je suis fier de mon passé, de tout ce que j’ai fait (...) Si l’on m’offrait aujourd’hui la même position, je l’accepterais», a déclaré Sakic dans une interview publiée en 1994 dans la presse croate. «Jasenovac était une institution légale, où tous ceux qui ont travaillé à la destruction de...