Le gouvernement français a officiellement lancé dimanche le processus de privatisation du Crédit lyonnais avec la publication du décret autorisant le transfert de la banque au privé. Cette privatisation, dont le ministre de l’Économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, a dit espérer qu’elle aboutisse avant l’été, fait suite au compromis passé en mai dernier avec la Commission européenne dans le cadre de son feu vert à l’ultime plan de redressement de la banque. Le gouvernement en avait déjà dégagé le terrain fin 1998 avec le «rachat», par le Crédit lyonnais, d’une clause à l’État pour compenser les aides massives dont il a bénéficié. L’établissement a renoué avec des comptes positifs depuis 1995 après une perte historique de 12,1 milliards de FF l’année précédente soldant une fois pour toutes ses déboires dans l’immobilier et dans une série d’investissements hautement hasardeux, le plus célèbre étant le financement de la reprise de la MGM par l’homme d’affaires italien Giancarlo Parretti. Il a subi parallèlement une sévère cure d’amaigrissement imposée par Bruxelles en échange de l’aide de l’État français, qui avait dans un premier temps assaini son bilan en le délestant de 135 milliards de FF d’actifs nets transférés à une structure spéciale, le Consortium de réalisation. Les pertes potentielles de celui-ci sont aujourd’hui estimées à 120 milliards de FF mais la facture finale ne sera pas connue avant 2014. Le cahier des charges de la privatisation du Crédit lyonnais sera publié au Journal officiel une fois rendu l’avis conforme de la Commission des transferts et participations (anciennement Commission de privatisation). Mais Dominique Strauss-Kahn a laissé entendre qu’elle se déroulerait selon le projet de schéma présenté fin 1998 aux syndicats du Lyonnais, à savoir la constitution d’un groupe d’actionnaires-partenaires (GAP) qui détiendrait 30 à 33 % du capital de la banque puis la mise sur le marché boursier, avant l’été, de la majorité du solde du capital. Environ 10 % devrait rester dans les mains de l’État, les salariés se voyant réservés environ 5 % du capital. Le gouvernement français, qui a négocié cette procédure avec les services du commissaire européen à la Concurrence, Karel van Miert, a ainsi évité une mise aux enchères de la banque.
Le gouvernement français a officiellement lancé dimanche le processus de privatisation du Crédit lyonnais avec la publication du décret autorisant le transfert de la banque au privé. Cette privatisation, dont le ministre de l’Économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, a dit espérer qu’elle aboutisse avant l’été, fait suite au compromis passé en mai dernier avec la Commission européenne dans le cadre de son feu vert à l’ultime plan de redressement de la banque. Le gouvernement en avait déjà dégagé le terrain fin 1998 avec le «rachat», par le Crédit lyonnais, d’une clause à l’État pour compenser les aides massives dont il a bénéficié. L’établissement a renoué avec des comptes positifs depuis 1995 après une perte historique de 12,1 milliards de FF l’année précédente soldant une fois pour...
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