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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Paris-Nice (6e étape) La longue échappée de Durand

En marathonien du cyclisme, Jacky Durand a mené à bien une échappée de 174 kilomètres pour enlever la sixième étape de Paris-Nice, vendredi à Sisteron, où le Néerlandais Michael Boogerd a conservé le commandement de la course. Dans la plus longue étape de l’épreuve (211 km), Durand a appliqué sa stratégie favorite. C’est en partant de très loin que le Mayennais avait remporté en 1992 le Tour des Flandres, la grande classique qui échappait aux Français depuis trente-six ans. L’échappée est née cette fois d’un pari, une blague entre Jacky Durand, un des coureurs d’expérience du peloton français (32 ans) qui a rejoint cette saison la formation belge Lotto, et Laurent Lefèvre, un des espoirs de l’équipe Festina (22 ans). «Je lui ai dit pour plaisanter “si l’on y allait ?”. Il m’a répondu “chiche” et nous avons roulé à bloc pendant un kilomètre», a raconté ensuite le plus jeune des duettistes, partis tous deux pour une aventure qui allait durer près de cinq heures. Sur les escarpements de la Drôme et de l’arrière-pays provençal, au nord du Mont Ventoux, les deux hommes ont parfaitement collaboré. «Il m’a conseillé, il m’a dit de rouler un peu plus fort à certains moments, de récupérer à d’autres», a expliqué Lefèvre. «Si j’avais été seul, j’aurais roulé à fond dès le début. Avec Durand, j’ai reçu une leçon de cyclisme». Une belle « galère » Diplômé ès échappées, le coureur le plus combatif du dernier Tour de France, comblé par sa victoire l’an passé dans Paris-Tours – autre course qui échappait depuis longtemps aux Français –, a laissé son compagnon prendre ses distances dans le dernier col. Il l’a rejoint ensuite au prix d’une descente vertigineuse et l’a distancé pour finir, à 12 kilomètres, quand son cadet a baissé de pied. «J’aurais bien aimé terminer avec lui», a glissé le vainqueur en hommage à son compagnon, un ancien médaillé d’argent du championnat du monde juniors qui entame sa troisième saison dans le peloton. «Nous avons eu une belle “galère” ensemble. S’il continue dans la même voie, ce sera un “bon”, j’en suis sûr». Le peloton, qui avait compté jusqu’à 14 min 25 sec de retard (km 123), se rapprocha sur la fin. Mais Durand, nanti de 2 minutes d’avance aux dix derniers kilomètres, préserva sur la ligne un avantage de 38 secondes, très suffisant pour laisser seulement la deuxième place au plus rapide du groupe, l’Estonien Lauri Aus. À l’arrivée, Durand allait expliquer sa conception de la course qui l’amène à susciter les occasions plutôt qu’à les attendre : «L’étape précédente avait laissé des traces. J’avais fini exténué et, le matin, pour aller prendre le petit déjeuner, les trois étages m’ont paru très pénibles. Mais je me suis dit que c’était la même chose pour tout le monde». Vendredi, septième et avant-dernière étape sur 198,7 kilomètres entre Sisteron et Valberg, avec une montée finale longue (28 km) mais modérément pentue (5 pour cent).
En marathonien du cyclisme, Jacky Durand a mené à bien une échappée de 174 kilomètres pour enlever la sixième étape de Paris-Nice, vendredi à Sisteron, où le Néerlandais Michael Boogerd a conservé le commandement de la course. Dans la plus longue étape de l’épreuve (211 km), Durand a appliqué sa stratégie favorite. C’est en partant de très loin que le Mayennais avait remporté en 1992 le Tour des Flandres, la grande classique qui échappait aux Français depuis trente-six ans. L’échappée est née cette fois d’un pari, une blague entre Jacky Durand, un des coureurs d’expérience du peloton français (32 ans) qui a rejoint cette saison la formation belge Lotto, et Laurent Lefèvre, un des espoirs de l’équipe Festina (22 ans). «Je lui ai dit pour plaisanter “si l’on y allait ?”. Il m’a répondu...