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Actualités - Chronologie

Israël L'affaire Barak se retourne contre la droite

La mise hors de cause du chef du Parti travailliste israélien Ehud Barak, qui avait été accusé d’avoir failli à son devoir quand il était chef d’état-major, embarrassait mercredi la droite qui s’était servie de cette affaire comme cheval de bataille électoral. Un rapport officiel sur un accident qui avait coûté la vie à cinq membres d’un commando d’élite lors d’un exercice de l’armée en 1992, a blanchi M. Barak de l’accusation de n’être pas venu en aide aux blessés. Or, le ministre actuel de la Justice Tzahi Hanegbi avait provoqué un tollé en accusant l’an dernier, à la tribune du Parlement, M. Barak d’avoir «fui» les lieux de l’accident à bord de son hélicoptère sans se préoccuper des soldats blessés et tués. Le thème de la «fuite» a été repris depuis lors dans des affiches de propagande du parti Likoud, du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui accusent son rival aux élections de «fuir» ses responsabilités, en allusion à cette affaire. Le Shass présente ses excuses L’ensemble des médias israéliens estimaient mercredi que ces affiches allaient devoir être rangées au placard, et que le Likoud a tout à craindre d’un effet «boomerang» pour avoir lancé des fausses accusations. Un responsable de la propagande électorale travailliste, M. Avraham Burg, a appelé à la radio M. Hanegbi à présenter ses excuses publiques mais ce dernier n’en a pas exprimé l’intention. Fait exceptionnel, le parti Shass, religieux orthodoxe, principal allié du Likoud, s’est associé à cette demande. «On a sali injustement la personne de M. Barak et ceux qui l’ont fait doivent s’en excuser», a déclaré le «numéro un» du Shass, M. Aryeh Déri à la radio. Il a sommé le ministre de la Justice de présenter ses excuses, ou à défaut le Premier ministre. Dans un rapport dont des extraits ont été révélés, établi par le juge Eliezer Goldberg, contrôleur de l’État, M. Barak est innocenté des accusations selon lesquelles il aurait abandonné les soldats blessés et tués lors d’un exercice d’entraînement qu’il supervisait en tant que chef d’état-major. Cinq soldats, membres du Commando de l’état-major (Sayeret Matkal), l’unité la plus prestigieuse de l’armée israélienne, avaient été tués par un missile tiré par erreur en leur direction, lors d’un exercice à la base de Tséélim, dans le désert du Néguev, le 5 novembre 1992. Selon des informations de la presse étrangère, jamais confirmées, l’exercice avait été organisé en vue d’une opération visant à tuer le président irakien Saddam Hussein par un commando. Le rapport affirme, en revanche, que M. Barak n’a quitté les lieux qu’au moment où tous les soldats ont commencé à recevoir des soins et que certains des blessés étaient évacués par hélicoptères. Le député travailliste M. Ephraïm Sneh, qui a eu accès au rapport en tant que président de la sous-commission parlementaire aux affaires de sécurité, a pour sa part affirmé que «ce document met un point final à toutes les calomnies et les accusations sans fondement lancées par Benjamin Netanyahu et Tzahi Hanegbi».
La mise hors de cause du chef du Parti travailliste israélien Ehud Barak, qui avait été accusé d’avoir failli à son devoir quand il était chef d’état-major, embarrassait mercredi la droite qui s’était servie de cette affaire comme cheval de bataille électoral. Un rapport officiel sur un accident qui avait coûté la vie à cinq membres d’un commando d’élite lors d’un exercice de l’armée en 1992, a blanchi M. Barak de l’accusation de n’être pas venu en aide aux blessés. Or, le ministre actuel de la Justice Tzahi Hanegbi avait provoqué un tollé en accusant l’an dernier, à la tribune du Parlement, M. Barak d’avoir «fui» les lieux de l’accident à bord de son hélicoptère sans se préoccuper des soldats blessés et tués. Le thème de la «fuite» a été repris depuis lors dans des affiches de...