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Actualités - Reportages

Quel avenir pour les deux Bhamdoun ?

Beaucoup de choses ont été faites à Bhamdoun-gare et Bhamdoun-village. Mais beaucoup de choses restent encore à faire pour permettre à ces deux localités jumelles de revivre et de redevenir le cœur battant du Liban pendant la saison d’été. Jadis fleurons de l’hôtellerie des régions de villégiature non seulement au Liban mais aussi dans l’ensemble du Proche-Orient, les deux localités , toute proportion gardée quant à leur superficie, abritent une concentration record d’hôtels. Plus de quarante établissements, en majorité de quatre étoiles, ont été répertoriés à Bhamdoun-gare, et plus d’une douzaine de trois et quatre étoiles à Bhamdoun-village. Ils attiraient non moins de 80 % des touristes arabes qui venaient au Liban avant la guerre, affirme-t-on de sources dignes de foi. L’attrait exercé par ces deux localités sur les touristes arabes ont amené ces derniers à acquérir des biens-fonds et à investir dans certains hôtels prestigieux comme al-Karmah et La Roche. La réhabilitation de l’infrastructure nécessaire au retour des habitants de deux villages a été presque achevée. La dernière phase des travaux concernant l’installation de l’éclairage des routes le réseau téléphonique et les égouts devrait être terminée d’ici à la fin de l’année en cours. «C’est une infrastructure des plus modernes qui a été implantée à Bhamdoun-gare. Elle est à même de subvenir à toutes les exigences et aux besoins potentiels des générations montantes», affirme M. Osta Abou Rjeily, président de la municipalité. Abondant dans le même sens, M. Samir Khairallah, président de la municipalité de Bhamdoun- village avance le chiffre de cinq milliards de livres investis jusqu’à présent dans l’infrastructure de sa localité. Les deux responsables ont la ferme conviction que la normalisation est proche . La volonté et la détermination des habitants originaires des deux localités auront raison de l’absence d’une vision globale au niveau de l’État pour la réactivation des rouages économiques de la région. «Un plan Marshall est nécessaire pour la réhabilitation et la reconstruction des 5 000 unités de logements et des 698 commerces détruits ou endommagés pendant la guerre», affirme M. Abou Rjeily. Il fait valoir que la Caisse des déplacés avance les sommes qui sont dues au compte – gouttes, avant de souligner que tous les permis de restauration ou de construction délivrés par la municipalité sont exemptés de taxes. «Il s’agit d’un effort de notre part pour encourager les habitants à prendre des initiatives», dit-il. «Près de 1600 demandes sont toujours en suspens à la caisse des déplacés», souligne de son côté M. Khairallah. Mais le grand problème qui se pose aux responsables de ces deux villages demeure celui des investissements, en l’occurrence dans le secteur hôtelier, principale source de revenus. L’épargne des habitants leur a permis de s’installer dans la capitale pour fuir la guerre. Et aujourd’hui, ils se retrouvent dans l’incapacité d’investir dans les établissements hôteliers dont le fonctionnement pendant les trois mois d’été suffisait pour les faire vivre les neuf autres mois de l’année. C’est le cas de M. Samir Khairallah qui a entrepris de restaurer l’hôtel qui lui appartient, le Mondial, à Bhamdoun- gare, et qui et s’est retrouvé dans l’incapacité d’en achever l’équipement . Aucun empêchement majeur ne semble entraver le retour des habitants, sinon le manque de fonds, de tels investissements étant seuls à même de leur permettre de se fixer à nouveau dans leurs villages d’origine. Aujourd’hui, seuls quelques hôtels appartenant à des ressortissants koweïtiens ou qataris font l’objet de travaux de restauration. Un constat plus que décevant, en attendant des jours meilleurs.
Beaucoup de choses ont été faites à Bhamdoun-gare et Bhamdoun-village. Mais beaucoup de choses restent encore à faire pour permettre à ces deux localités jumelles de revivre et de redevenir le cœur battant du Liban pendant la saison d’été. Jadis fleurons de l’hôtellerie des régions de villégiature non seulement au Liban mais aussi dans l’ensemble du Proche-Orient, les deux localités , toute proportion gardée quant à leur superficie, abritent une concentration record d’hôtels. Plus de quarante établissements, en majorité de quatre étoiles, ont été répertoriés à Bhamdoun-gare, et plus d’une douzaine de trois et quatre étoiles à Bhamdoun-village. Ils attiraient non moins de 80 % des touristes arabes qui venaient au Liban avant la guerre, affirme-t-on de sources dignes de foi. L’attrait exercé par ces...