L’Otan, créée en 1949 pour contrer une éventuelle invasion soviétique et formée jusqu’au 12 mars de 16 pays d’Amérique du Nord et d’Europe, s’est adaptée peu à peu aux nouveaux risques apparus après la fin de la guerre froide (1989). Sa stratégie principale reste la dissuasion nucléaire. C’est une alliance militaire qui entraîne une riposte de tous ses membres si l’un d’entre eux est attaqué (article 5 de son traité fondateur). La plus haute autorité politique de l’organisation, siégeant à Bruxelles, est le Conseil réunissant chefs d’État et de gouvernement, ministres des Affaires étrangères, de la Défense, et en permanence, des ambassadeurs. La France (depuis 1966) ne fait pas partie de sa structure militaire intégrée. Le budget global annuel de l’Otan avoisine les deux milliards de dollars. En 1994, à la recherche d’une nouvelle raison d’être, l’Otan a proposé à ses anciens adversaires est-européens un programme de coopération militaire (échanges militaires, manœuvres communes), le Partenariat pour la paix, qui n’apporte aucune garantie de sécurité. 28 pays, dont la Russie, y ont adhéré. En 1992, l’Otan décide de sortir de son cadre traditionnel de défense du territoire de ses membres pour participer à d’éventuelles opérations de paix. En février 1994, pour la première fois de son histoire, l’Otan ouvre le feu et abat quatre avions serbes dans le ciel bosniaque. En décembre 1995, elle engage une force de paix en Bosnie (Ifor), suivie en 1997 par la Sfor. En mai 1997, l’Alliance conclut un Acte fondateur avec la Russie, ouvrant la voie à de nouvelles relations. Un Conseil conjoint permanent est créé. Deux mois plus tard, en juillet, elle invite la Pologne, la République tchèque et la Hongrie à la rejoindre. Les 16 membres de l’Alliance sont : États-Unis, Belgique, Canada, Danemark, France, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Islande, Grèce et Turquie depuis 1952, Allemagne depuis 1955, et Espagne depuis 1982.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Otan, créée en 1949 pour contrer une éventuelle invasion soviétique et formée jusqu’au 12 mars de 16 pays d’Amérique du Nord et d’Europe, s’est adaptée peu à peu aux nouveaux risques apparus après la fin de la guerre froide (1989). Sa stratégie principale reste la dissuasion nucléaire. C’est une alliance militaire qui entraîne une riposte de tous ses membres si l’un d’entre eux est attaqué (article 5 de son traité fondateur). La plus haute autorité politique de l’organisation, siégeant à Bruxelles, est le Conseil réunissant chefs d’État et de gouvernement, ministres des Affaires étrangères, de la Défense, et en permanence, des ambassadeurs. La France (depuis 1966) ne fait pas partie de sa structure militaire intégrée. Le budget global annuel de l’Otan avoisine les deux milliards de ...