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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Le dernier des hommes

Nous sommes à l’aube du deuxième millénaire; et alors que, partout ailleurs, les responsables concernés se préparent à affronter les défis que l’avenir pose au monde de la télécommunication, qui donc chez nous se demande: «Quelle télévision aurons-nous donc?». Pas de doute possible: nous devrons nous contenter de celle que nous avons déjà si ce n’est avec quelques chaînes en plus alors qu’on ferait peut-être mieux avec moins! Triste spectacle de ce qui s’y passe et de ce qui y passe! On aurait dû, au fil des ans, constater une amélioration: les émissions locales n’ont fait hélas que se dégrader. Et la concurrence n’a servi qu’à accroître les difficultés financières des uns ou à satisfaire la mégalomanie galopante de certains officiants. Il existe pourtant, sur chacune de nos chaînes, des émisisons dites «de prestige». Or il semble que nos programmateurs en aient honte: elles ne sont programmées qu’à des heures où votre regard est embrumé de sommeil, que vos paupières sont lourdes et que votre œil s’éteint. C’est à l’usage des seuls insomniaques que certains soirs Placido Domingo ou Billie Halliday vocalisent, que l’on peut visiter le Louvre et le Musée d’Orsay, que les envoyés spéciaux sillonnent le monde à la recherche d’images insolites, que l’on pénètre dans les mystères de la création avec Michel-Ange ou Le Corbusier et que les grands problèmes du monde moderne sont discutés autrement que par certains de nos «illuminés». Heureusement, il nous reste un visionnaire. Et j’avoue avoir suivi avec beaucoup d’admiration son intervention au cours d’un récent colloque sur les problèmes de la diffusion par satellite. Il y en a au moins un qui sait! Grâce à Pierre Daher, l’avenir de la télévision au Liban me semble moins incertain. P.S. «Le dernier des hommes», film de Murnau avec Emil Jannings. Un des grands classiques de l’écran: le grand, bien entendu!
Nous sommes à l’aube du deuxième millénaire; et alors que, partout ailleurs, les responsables concernés se préparent à affronter les défis que l’avenir pose au monde de la télécommunication, qui donc chez nous se demande: «Quelle télévision aurons-nous donc?». Pas de doute possible: nous devrons nous contenter de celle que nous avons déjà si ce n’est avec quelques chaînes en plus alors qu’on ferait peut-être mieux avec moins! Triste spectacle de ce qui s’y passe et de ce qui y passe! On aurait dû, au fil des ans, constater une amélioration: les émissions locales n’ont fait hélas que se dégrader. Et la concurrence n’a servi qu’à accroître les difficultés financières des uns ou à satisfaire la mégalomanie galopante de certains officiants. Il existe pourtant, sur chacune de nos chaînes, des...