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Actualités - Chronologie

L'Otan invite les belligérants au QG des forces alliées

L’Otan a invité les Serbes et les Albanais du Kosovo au quartier général des forces alliées en Europe, situé à Mons (Belgique), pour des «discussions techniques» sur la mise en œuvre militaire d’un éventuel accord de paix. Si les deux parties acceptent cette invitation, d’inspiration américaine et lancée par le secrétaire général de l’Otan Javier Solana, une première réunion pourrait se tenir à Mons dès dimanche. Son objectif est de «rassurer» les deux parties sur l’application militaire d’un éventuel accord de paix et d’éviter «les malentendus», a précisé un diplomate. Si l’Otan envoie une force de paix multinationale au Kosovo, celle-ci sera «impartiale», a-t-il ajouté, en assurant que les deux parties ont un intérêt au déploiement d’une force de paix. Selon les projets de l’Alliance, celle-ci comprendrait environ 26 000 hommes, dont plus de 20 000 issus des pays membres de l’Otan. Il n’est pas prévu que là où les réunions projetées à Mons, au QG dirigé par le général américain Wesley Clark, se transforment en séances de «négociations» avec les deux parties, qui doivent se retrouver à partir du 15 mars en France, a-t-on souligné de sources diplomatiques. L’idée de faire participer l’Otan au processus de paix lancé à Rambouillet a reçu le soutien des négociateurs américain et autrichien pour le Kosovo, Christopher Hill et Wolfgang Petritsch, selon les mêmes sources. Les deux hommes, qui sont venus mercredi au siège de l’Alliance rendre compte de leurs entretiens à Belgrade et Pristina, ont jugé qu’une «réunion technique» à Mons était «un exercice utile», a indiqué un diplomate. Les pays membres de l’Otan sont par ailleurs d’accord pour envoyer une représentation politique et militaire à la reprise des négociations de paix à partir du 15 mars en France. Comme pour Mons, il n’est pas prévu que cette représentation négocie avec les deux parties le volet militaire du plan de règlement politique proposé par le Groupe de contact (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie), selon des sources diplomatiques. Elle jouera un rôle uniquement si une discussion s’engage sur la mise en œuvre d’un accord de paix, a dit un diplomate, en rappelant que le Groupe de contact reste maître-d’œuvre de la conduite du processus de paix. Jusqu’à présent, Belgrade refuse d’envisager la présence de troupes étrangères sur son sol. Les membres de l’Otan ne désespèrent pas cependant de voir le président yougoslave Slobodan Milosevic revenir sur sa position. Si les Serbes acceptent l’invitation de l’Alliance, cela pourrait être un signe dans cette direction, estiment-ils. Lors des négociations tenues à Rambouillet, et qui avaient été focalisées sur l’aspect politique du plan de paix pour le Kosovo proposé par le Groupe de contact, l’Otan n’avait pas été représentée dans les discussions.
L’Otan a invité les Serbes et les Albanais du Kosovo au quartier général des forces alliées en Europe, situé à Mons (Belgique), pour des «discussions techniques» sur la mise en œuvre militaire d’un éventuel accord de paix. Si les deux parties acceptent cette invitation, d’inspiration américaine et lancée par le secrétaire général de l’Otan Javier Solana, une première réunion pourrait se tenir à Mons dès dimanche. Son objectif est de «rassurer» les deux parties sur l’application militaire d’un éventuel accord de paix et d’éviter «les malentendus», a précisé un diplomate. Si l’Otan envoie une force de paix multinationale au Kosovo, celle-ci sera «impartiale», a-t-il ajouté, en assurant que les deux parties ont un intérêt au déploiement d’une force de paix. Selon les projets de...