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Actualités - Chronologie

Une souffrance intense et viscérale

La chambre à gaz, utilisée dans l’Arizona pour exécuter Walter LaGrand, est un mode d’exécution de plus en plus rarement utilisé aux États-Unis, reconnu pour être plus violent et plus lent que l’injection. La chambre à gaz n’existe plus que dans cinq des 38 États appliquant la peine de mort, l’Arizona, la Californie, le Maryland, le Missouri et le Wyoming, mais ces États ont au cours des dernières années passé des lois pour remplacer ce mode d’exécution par l’injection, plus clinique et plus rapide. Les détenus condamnés avant le passage de ces lois ont le choix de leur mort. L’exécution dans une chambre à gaz provoque une «souffrance intense et viscérale», semblable à celle provoquée par le fait d’être maintenu sous l’eau. Elle engendre «anxiété, panique et terreur», avait indiqué la semaine dernière une cour d’appel de San Francisco, en exigeant le report de l’exécution de Karl LaGrand. Les services pénitentiaires de l’Arizona avaient récemment organisé une visite de la chambre à gaz pour les journalistes intéressés. Il s’agit d’une sorte de «bulle» ovale semi-transparente, où le condamné est habituellement attaché sur un fauteuil, un mélange d’eau et d’acide sulfurique placé sous ce fauteuil. Des capsules de cyanamide placées dans un récipient au-dessus du mélange sont ensuite envoyées progressivement dans l’eau, créant le gaz mortel dont la montée progressive enveloppe le condamné et provoque son décès par asphyxie après de longues minutes d’agonie.
La chambre à gaz, utilisée dans l’Arizona pour exécuter Walter LaGrand, est un mode d’exécution de plus en plus rarement utilisé aux États-Unis, reconnu pour être plus violent et plus lent que l’injection. La chambre à gaz n’existe plus que dans cinq des 38 États appliquant la peine de mort, l’Arizona, la Californie, le Maryland, le Missouri et le Wyoming, mais ces États ont au cours des dernières années passé des lois pour remplacer ce mode d’exécution par l’injection, plus clinique et plus rapide. Les détenus condamnés avant le passage de ces lois ont le choix de leur mort. L’exécution dans une chambre à gaz provoque une «souffrance intense et viscérale», semblable à celle provoquée par le fait d’être maintenu sous l’eau. Elle engendre «anxiété, panique et terreur», avait indiqué la...