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Actualités - Conferences Et Seminaires

Butler affirme n'avoir jamais approuvé des activités d'espionnage

Le chef des inspecteurs en désarmement de l’Irak, Richard Butler, a affirmé n’avoir jamais approuvé des activités d’espionnage au profit des États-Unis. Interrogé lors d’une conférence donnée au Council on Foreign Relations, le chef de la Commission spéciale (Unscom) a rejeté les nouvelles accusations d’espionnage lancées dans la presse. «Je ne suis pas au courant», a-t-il assuré à plusieurs reprises. Le Washington Post, citant des sources gouvernementales, a affirmé mardi que les services de renseignements américains avaient utilisé pendant trois ans la Commission spéciale, à son insu, pour espionner l’Irak. M. Butler a déclaré qu’il «n’a jamais approuvé cela, ni son prédécesseur. Cela n’a jamais été porté à mon attention», a-t-il ajouté. «Allez leur demander», a-t-il dit, en faisant allusion à l’Administration américaine. Celle-ci a refusé de confirmer ou de démentir les dernières accusations du Washington Post. Il a assuré que ces accusations «aidaient la propagande» de l’Irak qui a toujours affirmé que les inspecteurs espionnaient pour le compte des États-Unis. Le chef de l’Unscom a, par ailleurs, mis en garde contre le risque que l’Irak se réarme alors qu’il n’y a plus d’inspecteurs en Irak. Ceux-ci ont quitté Bagdad à la veille des bombardements américain et britannique de décembre. «Cela est possible, précisément parce que nous ne sommes plus là», a-t-il dit. À la question de savoir si l’Irak était en train de se réarmer, M. Butler a répondu que «tout dans leur passé suggère que la réponse est oui». Il a estimé que les Irakiens, dans les installations à double usage civil et militaire, «pouvaient fabriquer de l’aspirine avant le déjeuner et du gaz moutarde ou du VX après le déjeuner». Le chef de l’Unscom a affirmé que si les inspecteurs ont été expulsés d’Irak, c’est parce qu’ils étaient très près de trouver des armes de destruction massive. «Cela a été notre crime : nous avions raison, nous étions proches et nous avons été jeté dehors», a-t-il dit. Par ailleurs, Richard Butler a confirmé qu’«il ne demanderait pas une prolongation» de son contrat de deux ans à la tête de l’Unscom qui expire en juin. M. Butler en avait fait l’annonce en janvier après un entretien avec le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan. La Russie avait demandé sa tête en estimant qu’il avait poussé délibérément à la confrontation militaire avec l’Irak. Bagdad de son côté refuse toute coopération avec lui depuis les frappes de décembre.
Le chef des inspecteurs en désarmement de l’Irak, Richard Butler, a affirmé n’avoir jamais approuvé des activités d’espionnage au profit des États-Unis. Interrogé lors d’une conférence donnée au Council on Foreign Relations, le chef de la Commission spéciale (Unscom) a rejeté les nouvelles accusations d’espionnage lancées dans la presse. «Je ne suis pas au courant», a-t-il assuré à plusieurs reprises. Le Washington Post, citant des sources gouvernementales, a affirmé mardi que les services de renseignements américains avaient utilisé pendant trois ans la Commission spéciale, à son insu, pour espionner l’Irak. M. Butler a déclaré qu’il «n’a jamais approuvé cela, ni son prédécesseur. Cela n’a jamais été porté à mon attention», a-t-il ajouté. «Allez leur demander», a-t-il dit, en faisant...