Deux cents personnes encore détenues pour lutte armée
le 22 mai 1999 à 00h00
Deux cents personnes sont encore détenues en Italie pour «lutte armée» vingt et un ans après l’assassinat d’Aldo Moro, le chef de la Démocratie chrétienne, en mai 1978, par les Brigades rouges (BR). Sur les 207 ex-terroristes incarcérés (189 de «gauche» et 18 de «droite»), dont 83 condamnés à perpétuité, parmi lesquelles 25 femmes, certains, comme le «brigadiste» Mario Rossi ou le militant des Noyaux armés prolétariens (NAP), Giorgio Panizzari, sont en prison depuis plus de 27 ans. Dans les «années de plomb» de la décennie 70-80, le fléau terroriste a fait plus de 400 morts, attentats «rouge» et «noir» (néo-fasciste) confondus. Au moins 10 000 personnes ont été arrêtées grâce aux lois d’exception adoptées à la fin des années 1970 et 4 087 d’entre elles accusées de «terrorisme», ont fait l’objet d’enquêtes et de procès. Les figures de proue des BR, comme son «chef historique» Renato Curcio, 57 ans, qui n’a été accusé d’aucun crime de sang, sont aujourd’hui en liberté conditionnelle. Il avait été mis en régime de semi-liberté en 1993, après avoir purgé 17 ans de prison. Il n’a jamais renié son engagement passé. «Le cerveau» de l’enlèvement d’Aldo Moro, Mario Moretti, bénéficie d’un statut de semi-liberté. Moretti, 50 ans, bénéficie de ce régime depuis 1998, après plus de 16 ans de détention. Il a affirmé avoir tué lui-même par balle Aldo Moro et a admis «la faillite totale de l’idéologie et des actions de la structure terroriste». Enfin, l’idéologue du terrorisme rouge, le professeur de philosophie Toni Negri, 65 ans, réfugié en France comme quelque 150 autres Italiens accusés d’activités terroristes, est incarcéré dans une prison de Rome depuis son retour volontaire de Paris en juillet 1997.
Deux cents personnes sont encore détenues en Italie pour «lutte armée» vingt et un ans après l’assassinat d’Aldo Moro, le chef de la Démocratie chrétienne, en mai 1978, par les Brigades rouges (BR). Sur les 207 ex-terroristes incarcérés (189 de «gauche» et 18 de «droite»), dont 83 condamnés à perpétuité, parmi lesquelles 25 femmes, certains, comme le «brigadiste» Mario Rossi ou le militant des Noyaux armés prolétariens (NAP), Giorgio Panizzari, sont en prison depuis plus de 27 ans. Dans les «années de plomb» de la décennie 70-80, le fléau terroriste a fait plus de 400 morts, attentats «rouge» et «noir» (néo-fasciste) confondus. Au moins 10 000 personnes ont été arrêtées grâce aux lois d’exception adoptées à la fin des années 1970 et 4 087 d’entre elles accusées de «terrorisme», ont fait...
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