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Actualités - Chronologie

Almodovar favori pour La Palme

Avec Tout sur ma mère, l’Espagnol Pedro Almodovar est le favori des festivaliers pour la 52e Palme d’Or, à mi-parcours du marathon cinématographique cannois de douze jours : mais le suspense reste entier jusqu’au 23 mai avec neuf candidats encore en lice. Au baromètre des applaudissements, The Cradle Will Rock de Tim Robbins, l’évocation – politiquement correcte – de la lutte des artistes, et en particulier d’Orson Welles, pour la liberté en 1936 alors que s’accumulent les nuages noirs du fascisme, a rejoint le flamboyant mélo ibérique en projection de presse mardi matin. Les grandes fresques de prestige, Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz et L’empereur et l’assassin de Chen Kaige, ont été salués honorablement, sans plus. Après l’accueil partagé de Pola X, L’Humanité de Bruno Dumont a eu droit à la douche froide en projection de presse lundi soir. Rires imprévus au milieu du film et sifflets ont salué le troisième film français, applaudi par de très rares supporters. Mais d’ici 8 1/2 Femmes, le dernier opus du Britannique Peter Greenaway qui clôture samedi soir la compétition, plusieurs films très attendus risquent de créer la surprise. C’est le cas de Kikujiro du Japonais Takeshi Kitano, Lion d’Or à Venise avec Hana-Bi, de Ghost Dog : The Way of the Samurai de l’Américain Jim Jarmusch, et de Une histoire vraie de son compatriote David Lynch. Rosetta des frères belges Luc et Jean-Pierre Dardenne et Nos vies heureuses, premier film du Français Jacques Maillot, sont aussi des inconnus qui peuvent troubler les jeux. Le jury, présidé par le cinéaste canadien David Cronenberg, n’aura aucun mal à trouver des interprètes féminines à distinguer. Le choix est vaste dans un cru 99 où les rôles féminins l’emportent sur les performances masculines : les femmes d’Almodovar, lesbiennes, transexuelles, mères ou religieuses, les deux superbes actrices de Kadosh, les trois sœurs de Michael Winterbottom... Côté masculin, Bob Hoskins pour Le voyage de Felicia et le Colonel d’Arturo Ripstein alias Fernando Lujan peuvent prétendre au podium.
Avec Tout sur ma mère, l’Espagnol Pedro Almodovar est le favori des festivaliers pour la 52e Palme d’Or, à mi-parcours du marathon cinématographique cannois de douze jours : mais le suspense reste entier jusqu’au 23 mai avec neuf candidats encore en lice. Au baromètre des applaudissements, The Cradle Will Rock de Tim Robbins, l’évocation – politiquement correcte – de la lutte des artistes, et en particulier d’Orson Welles, pour la liberté en 1936 alors que s’accumulent les nuages noirs du fascisme, a rejoint le flamboyant mélo ibérique en projection de presse mardi matin. Les grandes fresques de prestige, Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz et L’empereur et l’assassin de Chen Kaige, ont été salués honorablement, sans plus. Après l’accueil partagé de Pola X, L’Humanité de Bruno Dumont a eu droit à la...