La situation d’ensemble de la Russie «est un peu plus encourageante qu’à la fin de 1998, mais elle reste difficile», estime l’Organisation pour la Coopération et le Développement économiques. L’organisation, qui table sur une croissance du PIB de 2 % en 2000 après une chute de 1 % cette année, estime que l’impact de la crise financière d’août 1998 sur la production «pourrait être moins prononcé que ne le laisserait croire la gravité de la crise elle-même». L’OCDE cite plusieurs raisons: des mesures «efficaces» ont réactivé le système de paiement un moment «paralysé», la chute du rouble a «donné un coup de fouet aux entreprises réductrices d’importations, tandis que les débouchés à l’exportation s’accroissent», les entreprises russes sont peu tributaires des marchés des capitaux. Les experts soulignent que le gouvernement d’Evgueni Primakov – pas encore limogé lors de la rédaction du rapport – est «parvenu à maintenir une certaine rigueur financière», ce qui devrait permettre de contenir l’inflation à 80 % cette année et l’an prochain. Les problèmes de la fiscalité et du budget demeurent «centraux» et seul «le défaut de paiement sur la dette publique au second semestre (98) a empêché le déficit de trésorerie d’atteindre des niveaux beaucoup plus élevés». Le remboursement de la dette extérieure se heurte toujours à de «sérieuses difficultés», liées notamment à la faiblesse du rouble. Au total, en rajoutant la perspective des élections parlementaires en décembre, l’objectif du gouvernement de rétablir la stabilité macroéconomique sera mis «à l’épreuve». La crise a provoqué une chute brutale du niveau de vie, avec des revenus et des salaires moyens des ménages affichant en terme réel des baisses respectives de 18 % et 14 % fin 98, comparé à un an plus tôt. Le renchérissement des produits de base importés est encore aggravé par les nombreux arriérés de salaires et pensions. Le taux de chômage aurait atteint fin 98 son niveau le plus élevé depuis la période de transition «à 11,8 % de la population active», écrit l’OCDE, qui prévoit un taux de 11,5 % pour cette année et la suivante.
La situation d’ensemble de la Russie «est un peu plus encourageante qu’à la fin de 1998, mais elle reste difficile», estime l’Organisation pour la Coopération et le Développement économiques. L’organisation, qui table sur une croissance du PIB de 2 % en 2000 après une chute de 1 % cette année, estime que l’impact de la crise financière d’août 1998 sur la production «pourrait être moins prononcé que ne le laisserait croire la gravité de la crise elle-même». L’OCDE cite plusieurs raisons: des mesures «efficaces» ont réactivé le système de paiement un moment «paralysé», la chute du rouble a «donné un coup de fouet aux entreprises réductrices d’importations, tandis que les débouchés à l’exportation s’accroissent», les entreprises russes sont peu tributaires des marchés des capitaux. Les...
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