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Actualités - Chronologie

Musique - Blondie fait des émules Le come-back des papys du rock

En ravissant la première place des ventes de singles en Grande-Bretagne après dix-sept ans d’oubli, le groupe Blondie nouvelle mouture a créé une surprise que sont loin de confirmer d’autres récents revenants du rock des années 70-80. L’actuelle vague de reformations de groupes défunts, tels que les Sex Pistols, Duran Duran, Culture Club ou les Rubettes, en dit long sur l’état de leurs finances ou sur l’indigence de la scène pop britannique des années 90. Mais les come-back des vénérables du rock et de la pop ne sont pas, et de loin, également salués par la critique et le public britanniques. Les New-Yorkais de Blondie, reformés autour des fondateurs Debbie Harry et Chris Stein, constituent l’exception. Leur dernier single «Maria», venant après des succès anciens tels que «Heart of Glass» ou «Call Me», leur vaut d’être les premiers en Grande-Bretagne à avoir jamais placé des titres en tête des ventes à la fois dans les années 70, 80 et 90. «Je suis meilleure que jamais», dit Debbie Harry, 53 ans et toujours sexy, quoique dans un registre désormais plus Botero que Barbie. À l’époque, bien avant Madonna, elle se produisait en scène sans culotte, par «refus d’être considérée comme une victime». «C’est la même chose aujourd’hui», ajoute-t-elle, décolleté plongeant et regard abrupt. Groupe respecté en son temps à la fois de la scène underground et des circuits commerciaux, Blondie semble avoir réédité l’exploit avec son dernier album «No Exit», qui a été chaleureusement accueilli par la critique. Budget serré Mais il lui a cependant fallu reprendre la route des tournées européennes de moyenne importance, «sur un budget serré», comme à ses débuts. Tel a été le sort des Sex Pistols, reformés après dix-neuf ans pour parcourir lors d’un «pognon tour» des scènes de Grande-Bretagne, Allemagne et Scandinavie, refuges du dernier carré des punks européens. Remarquable essentiellement par sa confidentialité, ce come-back avait un but avoué clairement par Johnny Rotten: «Nous ne nous entendons pas très bien mais nous avons un interêt commun : votre argent». «Nous aimons nos bedaines à bière et vous les aimerez aussi», assurait le papy du punk dans un exercice assez réussi d’autoparodie. Le fondateur du Culture Club, Boy George, s’est mollement défendu d’avoir ranimé sa formation l’an dernier dans le but de payer ses factures : «Je comprends bien que les gens vont dire que je reforme le groupe pour l’argent; c’est partiellement vrai». Après des succès tels que «Do You Really Want to Hurt Me» ou «Karma Kameleon» dans les années 80, le prochain album de Boy George est attendu avec méfiance. Mais ses prestations en concert, son domaine d’excellence, ont été appréciées : vêtu comme une «Liz Taylor jouant Cléopâtre, Boy George n’a de leçons à recevoir de personne pour le chant ou la performance scénique», note le sourcilleux magazine specialisé New Musical Express. Le Duran Duran reconstitué autour de deux membres originaux, Simon le Bon et Nick Rhodes, s’est attiré des chroniques largement moins amènes. Quant aux Rubettes, dont la dernière incursion en tête des chants remonte au milieu des années 1970 («Sugar Baby Love»), ils viennent de conclure une improbable alliance avec une autre revenante, l’Américaine Suzi Quatro, pour faire le plein lors d’une tournée de printemps dans pas moins de 48 villes de province.
En ravissant la première place des ventes de singles en Grande-Bretagne après dix-sept ans d’oubli, le groupe Blondie nouvelle mouture a créé une surprise que sont loin de confirmer d’autres récents revenants du rock des années 70-80. L’actuelle vague de reformations de groupes défunts, tels que les Sex Pistols, Duran Duran, Culture Club ou les Rubettes, en dit long sur l’état de leurs finances ou sur l’indigence de la scène pop britannique des années 90. Mais les come-back des vénérables du rock et de la pop ne sont pas, et de loin, également salués par la critique et le public britanniques. Les New-Yorkais de Blondie, reformés autour des fondateurs Debbie Harry et Chris Stein, constituent l’exception. Leur dernier single «Maria», venant après des succès anciens tels que «Heart of Glass» ou «Call Me»,...