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Actualités - Chronologie

L'oléoduc irako-turc en voie de réparation

Une station de contrôle de l’oléoduc irako-turc dans le nord de l’Irak a été gravement endommagée lors d’un raid américain qui a interrompu le pompage, ont constaté lundi plusieurs journalistes présents sur les lieux. Des ouvriers s’activaient à ramasser les gravats à la station de contrôle située à 65 km au nord de Mossoul, alors que des éclats d’aluminium et des canalisations éventrées jonchaient le sol. Venu constater l’ampleur des dégâts, le directeur de la compagnie de pétrole du nord irakien, M. Talal Achour, a assuré aux journalistes, en visite guidée, que les réparations allaient commencer incessamment, afin de pouvoir reprendre le pompage, interrompu à la suite du raid. M. Achour a affirmé que la station avait été touchée par «un missile tiré par un avion ennemi» dimanche à 14h00 heure locale (11h00 GMT). «Le missile visait directement cette station», qui «reçoit les informations sur le pompage du pétrole du côté irakien et les transmet à la partie turque», a-t-il expliqué. Selon M. Achour, «le pompage reprendra d’ici quelques jours» après des «réparations préliminaires» qui permettront de pomper la même quantité qu’avant le raid, qui est d’environ 1,2 million de barils par jour. Il faudra cependant «plusieurs semaines» pour réparer entièrement la station, a-t-il ajouté, estimant les dégâts à 750 000 dollars. Selon lui, la réparation ne pourra se faire «qu’avec les moyens de bord», parce qu’il faudra longtemps avant que l’Irak ne puisse recevoir des pièces de rechange, à travers l’Onu. Les dégâts sont importants dans une petite station d’alimentation électrique en béton, où les générateurs ont été entièrement détruits, selon M. Achour, et un centre de communications attenant a également été touché, mais les paraboles installées sur son toit semblaient intactes. Un gardien de la station a été tué et deux autres personnes ont été blessées au cours du raid, selon Bagdad. Les États-Unis n’ont pas confirmé que les raids avaient visé l’oléoduc. Selon le Pentagone, des avions américains qui survolaient la zone d’exclusion aérienne dans le nord de l’Irak ont tiré des missiles et lâché des bombes sur un centre de commandement militaire, un relais radio et des objectifs non précisés près de Mossoul. Le Pentagone a assuré que ces avions, qui avaient décollé de la base aérienne d’Incirlik en Turquie, étaient intervenus «en réponse à des tirs de l’artillerie antiaérienne» irakienne. Les journalistes n’ont pas vu de sites de la défense antiaérienne irakienne lundi près de la station de pompage, située dans une zone désertique. À Ankara, un responsable de la société turque de transport de pétrole a confirmé l’arrêt des exportations à travers l’oléoduc reliant les champs de Kirkouk (255 km au nord de Bagdad) au port turc de Ceyhan, sur la Méditerranée. Il a toutefois indiqué que les dégâts causés par le raid américain étaient «mineurs» et que l’oléoduc pourrait fonctionner de nouveau après réparation. L’oléoduc, long de 900 km, dont plus de 300 km en Irak, achemine plus d’un million de barils par jour vers Ceyhan, soit la moitié environ des exportations irakiennes. L’autre moitié passe par le terminal de Mina al-Bakr, sur le Golfe.
Une station de contrôle de l’oléoduc irako-turc dans le nord de l’Irak a été gravement endommagée lors d’un raid américain qui a interrompu le pompage, ont constaté lundi plusieurs journalistes présents sur les lieux. Des ouvriers s’activaient à ramasser les gravats à la station de contrôle située à 65 km au nord de Mossoul, alors que des éclats d’aluminium et des canalisations éventrées jonchaient le sol. Venu constater l’ampleur des dégâts, le directeur de la compagnie de pétrole du nord irakien, M. Talal Achour, a assuré aux journalistes, en visite guidée, que les réparations allaient commencer incessamment, afin de pouvoir reprendre le pompage, interrompu à la suite du raid. M. Achour a affirmé que la station avait été touchée par «un missile tiré par un avion ennemi» dimanche à 14h00 heure...