Les États-Unis vont autoriser le financement public de la recherche sur les cellules embryonnaires dites indifférenciées, aux bénéfices thérapeutiques considérables, capables de produire tous les tissus du corps humain. Ce type de travaux n’entre pas dans le cadre de la loi votée par le Congrès en 1994, qui interdit de verser le moindre dollar fédéral pour la recherche sur les embryons humains. Les cellules embryonnaires indifférenciées n’ont pas, en effet, la capacité de se développer en un être humain, elles ne peuvent être considérées comme des embryons. D’ici quelques mois, des subventions seront versées aux laboratoires et aux chercheurs qui travaillent dans ce domaine «aux bénéfices scientifiques et médicaux potentiels considérables». D’ici là, des directives très précises seront publiées sur l’utilisation de ces cellules. De même, ce financement public ne pourra être accordé que pour l’étude de ces cellules et non pas pour leur culture à partir d’embryons ou de tissus de fœtus morts. Très attendue, la décision intervient quelques mois seulement après la percée effectuée dans ce secteur de la biologie par deux équipes de biologistes américains. En novembre, des scientifiques de l’université du Wisconsin à Madison et de l’université John Hopkins de Baltimore (Maryland) avaient annoncé avoir réussi, pour la toute première fois, à isoler et à cultiver en laboratoire des cellules humaines embryonnaires dites indifférenciées, c’est-à-dire capables de se multiplier naturellement et de produire tous les types de tissus ou organes du corps humain. À cause de l’interdiction du Congrès, ces travaux avaient été financés par une firme privée, les laboratoires californiens Geron. Cette grande première a ouvert des pistes thérapeutiques considérables pour des maladies aussi diverses que le diabète, certains cancers, des affections cardio-vasculaires ou la maladie de Parkinson. «Ces travaux sont susceptibles de révolutionner la pratique de la médecine et d’améliorer la qualité et l’espérance de vie» de l’homme, avait déclaré un des chefs de ces recherches devant une commission du Sénat. Mais, en même temps, elle a soulevé d’importantes difficultés éthiques. À l’inverse de la communauté scientifique, l’Église catholique et de nombreux élus républicains conservateurs du Congrès ont en effet jugé que ces travaux impliquaient la destruction et la manipulation d’embryons humains, toutes deux interdites par la loi de 1994 aux États-Unis. Selon l’un des chercheurs de l’université du Wisconsin, l’entrée rapide de l’argent fédéral dans cette arène devrait permettre de produire rapidement des cellules capables de traiter certaines maladies cardiaques et de faire de même pour la maladie de Parkinson dans un délai de cinq à dix ans.
Les États-Unis vont autoriser le financement public de la recherche sur les cellules embryonnaires dites indifférenciées, aux bénéfices thérapeutiques considérables, capables de produire tous les tissus du corps humain. Ce type de travaux n’entre pas dans le cadre de la loi votée par le Congrès en 1994, qui interdit de verser le moindre dollar fédéral pour la recherche sur les embryons humains. Les cellules embryonnaires indifférenciées n’ont pas, en effet, la capacité de se développer en un être humain, elles ne peuvent être considérées comme des embryons. D’ici quelques mois, des subventions seront versées aux laboratoires et aux chercheurs qui travaillent dans ce domaine «aux bénéfices scientifiques et médicaux potentiels considérables». D’ici là, des directives très précises seront publiées sur...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.