Lockerbie La Libye refuse tout délai pour la livraison des suspects
le 01 mars 1999 à 00h00
La Libye a affirmé son refus de se voir imposer un délai par Washington et Londres pour livrer deux suspects libyens pour qu’ils soient jugés aux Pays-Bas dans l’affaire de Lockerbie avant d’obtenir des garanties sur un «procès équitable». «On ne peut parler ou discuter de délai avant un accord sur les arrangements et les garanties demandés par la Libye», a indiqué l’agence officielle Jana, citant une «source informée» au ministère des Affaires étrangères. «La Libye ne peut accepter de présenter deux de ses citoyens à un tribunal sans accord définitif concernant des arrangements leur garantissant un procès équitable», a ajouté l’agence, citant la même source. «Ceux qui parlent de délai ne veulent pas en réalité un procès équitable», a poursuivi Jana. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont menacé d’imposer des sanctions supplémentaires à la Libye si les deux suspects ne sont pas livrés dans un délai d’un mois à un tribunal écossais aux Pays-Bas. Les deux hommes, Abdel Basset Ali el-Megrahi et al-Amin Khalifa Fhimah, sont soupçonnés d’être impliqués dans l’attentat contre un avion de la PanAm dont l’explosion en 1988 avait fait 270 morts au-dessus du village de Lockerbie, en Écosse. La Libye demande également une levée et pas simplement une suspension des sanctions une fois les deux Libyens livrés. «Nous voulons que les sanctions soient levées, et nous devrions en avoir la garantie», a déclaré vendredi l’ambassadeur de Libye aux Nations unies, Abuzed Omar Dorda. La Libye continue d’avoir des contacts avec l’Onu sur l’organisation du procès des deux suspects, après un compromis négocié récemment par l’Arabie séoudite et l’Afrique du Sud. Selon les termes de ce compromis, la Libye a accepté, selon des diplomates, que les deux suspects soient incarcérés en Écosse sous supervision de l’Onu s’ils étaient condamnés, et les États-Unis et la Grande-Bretagne ont accepté une levée définitive des sanctions. La résolution 1192 du Conseil de sécurité, adoptée le 28 août dernier, prévoit «la suspension immédiate» et non la levée des sanctions dès que les suspects seront arrivés aux Pays-Bas. Les sanctions imposées depuis 1992 à la Libye sont restées en vigueur après que le Conseil de sécurité n’eut pas discuté vendredi de leur éventuelle levée. L’embargo aérien et militaire, renforcé par des sanctions financières et diplomatiques, contre la Libye est passé en revue tous les quatre mois par le Conseil.
La Libye a affirmé son refus de se voir imposer un délai par Washington et Londres pour livrer deux suspects libyens pour qu’ils soient jugés aux Pays-Bas dans l’affaire de Lockerbie avant d’obtenir des garanties sur un «procès équitable». «On ne peut parler ou discuter de délai avant un accord sur les arrangements et les garanties demandés par la Libye», a indiqué l’agence officielle Jana, citant une «source informée» au ministère des Affaires étrangères. «La Libye ne peut accepter de présenter deux de ses citoyens à un tribunal sans accord définitif concernant des arrangements leur garantissant un procès équitable», a ajouté l’agence, citant la même source. «Ceux qui parlent de délai ne veulent pas en réalité un procès équitable», a poursuivi Jana. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont...
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