Dès 1995, l’Office national de l’emploi a été réactivé avec l’ouverture l’année dernière à Beyrouth d’un bureau. La première tâche de ce nouvel organisme a été d’attirer les demandeurs d’emplois, jusque-là peu habitués à ce genre de services. Aujourd’hui, le bureau gère 1 800 fichiers (contre 1 239 en août dernier). Ses employés collectent les offres auprès des entreprises du secteur privé, la troisième étape consistant à assortir offres et demandes. Mais la correspondance entre le nombre de propositions effectivement soumises aux employeurs et le taux réel d’embauche n’est pas automatique. De l’aveu même du directeur de l’office, Moussa Gédéon, «cette tâche est entravée par les mutations rapides et la récession qui caractérisent le marché du travail. Ainsi, après l’étude préliminaire effectuée auprès des entreprises potentiellement génératrices d’emplois, beaucoup d’entre elles se sont rétractées, estimant que l’heure n’était pas favorable pour augmenter leur personnel». Le bureau est ainsi parfois critiqué pour n’avoir pas suffisamment répondu aux attentes. M. Haddad note que cet organisme mène une politique passive, qui ne résout que les manifestations immédiates du chômage, sans s’attaquer aux racines du mal. M. Hamdane, pour sa part, est sceptique sur son efficacité, «dans un pays où les considérations personnelles, communautaires, confessionnelles et régionales façonnent de fait le marché de l’emploi». En réponse à cette situation, il propose de lier les politiques de crédits accordés aux entreprises à la dimension «main-d’œuvre». Une stratégie générale préparée par les soins de l’Office national de l’emploi vient d’être soumise au ministère du Travail. Mais encore une fois, les résultats concrets se font attendre. De plus, les ambitions de l’office sont limitées par des considérations financières, le budget alloué par l’État étant fixé cette année à 2 milliards de livres, une somme dérisoire au vu des besoins de ce secteur sensible. Ainsi, l’ouverture de bureaux pour l’emploi en dehors de la capitale, prévue par une décision officielle du conseil d’administration, est de fait suspendue par manque de moyens.
Dès 1995, l’Office national de l’emploi a été réactivé avec l’ouverture l’année dernière à Beyrouth d’un bureau. La première tâche de ce nouvel organisme a été d’attirer les demandeurs d’emplois, jusque-là peu habitués à ce genre de services. Aujourd’hui, le bureau gère 1 800 fichiers (contre 1 239 en août dernier). Ses employés collectent les offres auprès des entreprises du secteur privé, la troisième étape consistant à assortir offres et demandes. Mais la correspondance entre le nombre de propositions effectivement soumises aux employeurs et le taux réel d’embauche n’est pas automatique. De l’aveu même du directeur de l’office, Moussa Gédéon, «cette tâche est entravée par les mutations rapides et la récession qui caractérisent le marché du travail. Ainsi, après l’étude...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.