Le Traité d’Ottawa concerne toutes les mines antipersonnel, qu’elles soient qualifiées de «bêtes» car frappant sans discrimination, ou d’«intelligentes», parce que munies d’un mécanisme d’autodestruction. Une conférence de l’Onu avait échoué en 1996 à Genève en raison de cette distinction, honnie des pourfendeurs de cette arme «aveugle» qui tue et mutile des milliers de civils. Cet échec avait conduit au «processus d’Ottawa». Les mines «intelligentes» ont des mécanismes d’autodestruction et de désactivation en étant par exemple équipées d’une batterie de mise à feu se vidant après quelques semaines. Également qualifiées de «propres» ou de «smart», elles auraient pour but, selon les organisations «antimines», de permettre au fabricant et à l’utilisateur «de faire figure de bons élèves face à l’enjeu moral et humanitaire». «Cela permet en fait de continuer à produire des mines» disent-ils, affirmant encore que les mécanismes d’autodestruction ne sont pas fiables à 100 %. Les mines antipersonnel — il en existe 360 modèles — sont généralement enfouies à moins de 4 centimètres dans le sol ou camouflées en surface. Elles se déclenchent par la simple pression d’un pas provoquant des dégâts traumatiques qui peuvent conduire à une amputation. Les mines non détectables sont fabriquées exclusivement en plastique, et les détecteurs traditionnels de métaux ne peuvent les repérer. Seuls, des chiens dressés à renifler l’explosif sont capables de les trouver en attendant les engins du XXIe siècle pour un déminage à grande échelle. Les mines à fragmentation «directionnelle» sont généralement reliées à des fils-pièges. Elles projettent sur 50 mètres et sur 60 degrés des centaines de billes et d’éclats métalliques. Les mines à fragmentation «bondissantes», propulsées en l’air par une première charge, explosent ensuite à une hauteur de 45 à 100 centimètres en projetant billes et éclats métalliques sur 25 mètres et à 360 degrés, touchant généralement le haut du corps. Les mines «dispersables» peuvent être mises en place à distance et au hasard à partir d’avions, d’hélicoptères ou d’engins d’artillerie. Les notions de marquage de la zone minée sont alors abolies, augmentant les risques pour les populations civiles. Les mines antichar et antivéhicule explosent sous une pression de 600 kilos mais elles sont équipées d’un mécanisme «antimanipulation» assimilable à une arme antipersonnel.
Le Traité d’Ottawa concerne toutes les mines antipersonnel, qu’elles soient qualifiées de «bêtes» car frappant sans discrimination, ou d’«intelligentes», parce que munies d’un mécanisme d’autodestruction. Une conférence de l’Onu avait échoué en 1996 à Genève en raison de cette distinction, honnie des pourfendeurs de cette arme «aveugle» qui tue et mutile des milliers de civils. Cet échec avait conduit au «processus d’Ottawa». Les mines «intelligentes» ont des mécanismes d’autodestruction et de désactivation en étant par exemple équipées d’une batterie de mise à feu se vidant après quelques semaines. Également qualifiées de «propres» ou de «smart», elles auraient pour but, selon les organisations «antimines», de permettre au fabricant et à l’utilisateur «de faire figure de bons...
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