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Actualités - Reportages

La Chine épinglée

Le rapport du département d’État sur les droits de l’homme dans le monde hausse le ton cette année vis-à-vis de Pékin, affirmant que la situation en Chine s’est «fortement détériorée» en 1998. «La conduite du gouvernement concernant les droits de l’homme s’est fortement détériorée à partir des derniers mois de l’année avec une répression de la dissidence politique organisée», note le rapport, qui emploie cette année des termes plus virulents que précédemment. «Ces abus proviennent de la tolérance très limitée des autorités envers l’expression publique de désaccords envers le gouvernement, de la crainte de troubles et de la portée limitée ou de l’application inadéquate de lois protégeant les libertés fondamentales», poursuivent ses auteurs. Ces violations comprennent notamment des exécutions arbitraires, la torture et le mauvais traitement de prisonniers, des confessions forcées et des arrestations arbitraires, note le département d’État. L’année dernière, Washington avait modéré ses critiques contre Pékin, créditant le régime communiste chinois d’avoir libéré plusieurs dissidents de premier plan dont Wei Jingsheng. Washington y déclarait aussi que le gouvernement s’était montré «un peu plus tolérant» envers la dissidence mais faisait néanmoins état de «nombreuses violations» et de la politique répressive de Pékin au Tibet. Le rapport note cette année une aggravation de la situation des droits de l’homme dans les régions peuplées de minorités ethniques, telles que le Tibet ou le Xinjiang. Le Sénat américain a adopté jeudi à la quasi-unanimité une résolution condamnant la situation des droits de l’homme en Chine et demandant à la délégation américaine à l’Onu d’en saisir la commission des droits de l’homme des Nations unies. «Les États-Unis devraient introduire et faire tous les efforts nécessaires pour l’adoption (à la Commission des droits de l’homme) d’une résolution critiquant la République populaire de Chine pour ses abus des droits de l’homme en Chine et au Tibet», a affirmé le texte de cette résolution, notant que les deux rencontres récentes entre le président Bill Clinton et son homologue chinois Jiang Zemin n’avaient pas répondu aux attentes des États-Unis en la matière. De 1990 à 1997, les délégations américaine et européennes à la conférence annuelle de la Commission des droits de l’homme de l’Onu n’étaient pas parvenues à faire adopter une condamnation officielle de Pékin. La prochaine session se tiendra à Genève, du 22 mars au 30 avril prochains.
Le rapport du département d’État sur les droits de l’homme dans le monde hausse le ton cette année vis-à-vis de Pékin, affirmant que la situation en Chine s’est «fortement détériorée» en 1998. «La conduite du gouvernement concernant les droits de l’homme s’est fortement détériorée à partir des derniers mois de l’année avec une répression de la dissidence politique organisée», note le rapport, qui emploie cette année des termes plus virulents que précédemment. «Ces abus proviennent de la tolérance très limitée des autorités envers l’expression publique de désaccords envers le gouvernement, de la crainte de troubles et de la portée limitée ou de l’application inadéquate de lois protégeant les libertés fondamentales», poursuivent ses auteurs. Ces violations comprennent notamment des...