Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

Triste bilan pour la Russie et le Bélarus

Les exactions dans les prisons surpeuplées et les ambiguïtés entourant une loi sur la religion en Russie sont épinglées par le département d’État dans son rapport sur les droits de l’homme, qui s’inquiète aussi des pouvoirs du président du Bélarus. Le département d’État s’étend en particulier cette année sur les conditions effroyables régnant dans l’univers carcéral russe. Surpeuplement, passages à tabac, viols, conditions sanitaires déplorables, le rapport souligne que la vie des détenus est souvent en danger. Le département d’État se réfère notamment à des évaluations de mouvements des droits de l’homme en Russie selon lesquels 10 à 20 000 détenus périssent chaque année, pour certains à la suite de brutalités, mais pour la plupart en raison du manque de soins, des épidémies ou du surpeuplement. Le rapport du département d’État s’étend d’autre part sur les «nombreuses dispositions ambiguës et contradictoires» de la récente loi sur la liberté de culte (1997), qui présente des aspects «potentiellement discriminatoires». Le département d’État souligne notamment que ses «dispositions les plus controversées» concernent la limitation des droits et du statut des groupes religieux existant en Russie depuis moins de quinze ans. Certaines autorités locales utilisent le flou entourant certaines clauses «comme prétexte pour limiter les activités des minorités religieuses». «Les conceptions traditionnelles» selon lesquelles la Russie est un pays «exclusivement» orthodoxe «mènent à de fréquentes critiques et actes d’intolérance à l’encontre de groupes religieux étrangers qui font du prosélytisme» en Russie, écrit le département d’État. Les critiques des responsables orthodoxes, souligne le rapport, sont souvent dirigées vers les autres confessions chrétiennes. Pratiques autoritaires au Bélarus Mais les thèmes antisémites sont aussi véhiculés par des «centaines de publications extrémistes» et «certains politiciens», comme le député communiste Albert Makachov. Les actes arbitraires émanent souvent de potentats locaux, relève le rapport en faisant état d’informations selon lesquelles des branches régionales de la sécurité d’État (FSB, ex-KGB) essayent par exemple de recruter comme informateurs des Russes travaillant pour des compagnies occidentales. À propos du Bélarus, le département d’État s’inquiète de voir «presque tous les pouvoirs concentrés entre les mains» du président Alexandre Loukachenko. Son rapport relève ainsi que le Comité pour la sécurité d’État et le ministère des Affaires intérieures dépendent directement du président Loukachenko. De plus, ajoute-t-il, le bilan de Minsk en matière des droits de l’homme «s’est de nouveau aggravé de façon significative» avec les tentatives d’Alexandre Loukachenko pour «neutraliser l’opposition intérieure» et «ramener le pays vers des pratiques autoritaires de l’époque soviétique». Le rapport enregistre enfin «des détentions prolongées et des retards» dans plusieurs procès à caractère politique. Le département d’État évoque ainsi le cas du député Andreï Klimov, «adversaire résolu» du président Loukachenko, emprisonné depuis de longs mois en attendant son procès.
Les exactions dans les prisons surpeuplées et les ambiguïtés entourant une loi sur la religion en Russie sont épinglées par le département d’État dans son rapport sur les droits de l’homme, qui s’inquiète aussi des pouvoirs du président du Bélarus. Le département d’État s’étend en particulier cette année sur les conditions effroyables régnant dans l’univers carcéral russe. Surpeuplement, passages à tabac, viols, conditions sanitaires déplorables, le rapport souligne que la vie des détenus est souvent en danger. Le département d’État se réfère notamment à des évaluations de mouvements des droits de l’homme en Russie selon lesquels 10 à 20 000 détenus périssent chaque année, pour certains à la suite de brutalités, mais pour la plupart en raison du manque de soins, des épidémies ou du...