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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : manque d'entrain

Le dollar n’a pas bougé encore une fois hier, à Beyrouth, dans un marché très calme et dominé toujours par la Banque du Liban (BDL). Ce phénomène s’explique par l’absence de motivations à l’achat et à la vente des devises d’un côté et par le maintien de la fourchette d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 514,00 LL d’un autre côté. En effet, le billet vert, qui a clôturé la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le milieu du mois dernier, continuait à être négocié aussi sur le marché interbancaire au haut de cette fourchette, consécutivement à la réticence aussi bien de l’offre que de la demande. Il est resté ainsi confiné pratiquement dans une marge étroite comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, avec un volume d’affaires ne dépassant pas quelque sept millions de dollars, en grande partie échangés par les établissements de crédit de la place à l’achat et à la vente dans un marché souvent équilibré de lui-même. Prises de bénéfices sur le dollar À l’étranger, le dollar s’est replié face aux principales devises hier, sur les marchés des changes internationaux , victime de prises de bénéfices au lendemain d’une nette progression et alors que les cambistes ont été déçus par le maintien des taux d’intérêt japonais en l’état. Face au yen, le billet vert a commencé par succomber à des ventes bénéficiaires puis son repli s’est accentué avec la réaction du marché obligataire japonais au maintien des taux d’intérêt par le Comité monétaire de la Banque du Japon. Quant à l’euro, il a profité de ce courant de prises de bénéfices sur le dollar pour souffler. Cela d’autant que les pressions politiques et les faibles chiffres allemands sur l’inflation, publiés hier, ne semblaient guère soutenir les arguments pour une baisse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE). À tout cela s’est ajouté le nouvel accès de faiblesse de Wall Street, sous forte pression hier, après l’annonce d’une hausse de 3,9 % des commandes de biens durables et de 0,8 % des reventes de logements aux États-Unis le mois dernier, témoignant de la grande vigueur de l’économie américaine et laissant craindre à un durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (FED). Eu égard à toutes ces considérations, le dollar a reviré vers le bas, se négociant à New York comme suit : – 1,1040 pour un euro contre 1,0990, la veille. – 1,6035 pour un sterling contre 1,5960. – 1,7715 DM contre 1,7795. – 5,9405 FF contre 5,9700. – 1,4380 FS contre 1,4485. – 1 753,65 lires contre 1 760,55. – 119,65 yens contre 121,80. Bourse de Beyrouth : rechute de Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth est repartie à la baisse hier, consécutivement à la rechute des actions «B» de Solidere de 8 3/4 à 8,00 dollars dans une proportion largement plus grande que la hausse des Ciments blancs de 1 7/8 à 1 15/16 dollar, dans un contexte de stabilité sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé hier 0,74 % à 81,69 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 193,22 points. Quant à l’activité du marché, elle s’est ralentie hier, avec 34 011 actions traitées d’une valeur globale de 203 802 dollars. Wall Street : accentuation de la baisse Quant à Wall Street, elle a continué à battre en retraite hier, à cause de la lourdeur du marché obligataire, le investisseurs ayant eu une nouvelle fois confirmation que l’économie américaine tournait à plein régime. L’annonce d’une hausse soutenue des commandes des biens durables le mois dernier et d’une progression des reventes de logements témoignent que cette économie est toujours sur le chemin d’une croissance forte touchant à la surchauffe. Cela d’autant que nombre d’analystes attendent que Washington révise aujourd’hui sa prévision de croissance pour 1998 avec une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 6,00 à 6,3 % en rythme annuel sur le dernier trimestre contre une précédente estimation à 5,6 %. De plus, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage, en moyenne mobile depuis un mois, sont à leur plus bas niveau depuis dix ans pour la semaine dernière, un signe que le marché du travail est très étroit. Or, le président de la Fed, Alan Greenspan, a été clair, mardi et mercredi, en soulignant que c’était peut-être du côté de l’emploi que des tensions inflationnistes pourraient apparaître et nécessiter alors un resserrement de la politique monétaire. Avec cette menace, les investisseurs ont vendu sur le marché obligataire mais aussi sur le restant de la cote , après que la Fed eut injecté hier des liquidités sur le marché. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est retombé d’un plus haut de la séance à 9 396,19 points à un plus bas à 9 233,32 points, avant d’afficher en préclôture 9 326,02 points, en nouvelle baisse de 73,65 points sur la veille. Paris : Plombée par les taux La Bourse a clôturé en forte baisse jeudi, proche de ses plus bas du jour, affectée par la tension sur les taux longs et le nouveau recul de Wall Street, ont rapporté des opérateurs. Le CAC a perdu 1,45 % à 4 152,56 pts contre un plus bas de 4 146,88 et un plus haut de 4 224,90 atteint en matinée. Francfort a perdu 2,76 %, Londres 1,6 % et le Stoxx 50 2,02 %. Le volume des transactions est resté faible avec 2,0 mds d’euros traités dont 1,6 md sur le seul CAC 40. «C’est très, très calme. Il y a un manque d’idées et le marché est coiffé par les taux», a commenté un gérant. Wall Street, déjà déstabilisée mercredi par les tensions sur les taux, a repris son mouvement baissier hier et perdait 1,28 % en début d’après-midi. Le taux à 10 ans français, touché par les tensions sur les marchés obligataires américains, est de son côté repassé au-dessus de 4 % à 4,05 %. Cette progression sur les rendements, si elle se confirme, affectera nécessairement les flux de liquidités en direction des marchés des actions, souligne-t-on. La fermeté des pétrolières, qui ont bénéficié de la remontée du brut, a permis de limiter les pertes du CAC. Elf, qui a aussi profité de ses résultats 1998, a gagné 2,39 % et Total 0,32 %. Londres : clôture en baisse L’indice Footsie des cent principales valeurs de la Bourse de Londres a cédé 101,1 points à 6 206,5 points, soit un recul de 1,6 % par rapport à son niveau de clôture la veille. En matinée, le Footsie a cependant atteint un nouveau record absolu à 6 319,8 points, avant de retomber. Les valeurs londoniennes ont essuyé une vague importante de prises de bénéfices, après avoir grimpé de 2,47 % la veille. Dans un marché de nouveau accaparé par un florilège de résultats et d’annonces d’entreprises, les investisseurs ont par ailleurs été quelque peu déprimés par le repli de Wall Street la veille et jeudi après-midi. Francfort : dans le sillage de Wall Street La Bourse de Francfort a baissé de 2,76 % jeudi, l’indice X-DAX terminant à 4 918,55 points, dans le sillage de Wall Street, repassant sous la barre des 5 000 points qu’il avait reconquis mercredi. Mercredi, la Bourse de Francfort avait enregistré un gain de 0,91 % à 5 058,29 points. Le DJIA, indice vedette de la Bourse de New York, se repliait de 26,66 points (-0,28 %) à 9 373,01 points jeudi à 15h35 GMT tandis que l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq perdait 5,61 points (-0,24 %) à 2 333,77 points. L’euro est resté stable. La BCE a fixé à 1,103 le cours de référence de l’euro, contre 1,1037 USD mercredi. Les automobiles comptaient parmi les plus grandes perdantes de ce jour. Volkswagen a continué sa descente de la veille, baissant de 5,33 % à 59,5, euros. Zurich : en forte baisse La Bourse suisse a perdu jeudi 1,82 % suite à des prises de bénéfices, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) affichant à la clôture une perte de 131,9 points à 7 101,8, contre 7 233,7 pts mercredi. L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a cédé pour sa part 70,13 points à 4 487,86 (-1,54 %). «La faiblesse de New York hier matin due à la hausse du taux de rendement sur le marché obligataire américain a mis le marché suisse sous pression», a commenté Alain Privat, courtier chez Odier Lombard et Cie. «Par ailleurs, on a assisté hier à une journée typique de prises de bénéfices suite aux trois séances positives de ces derniers jours, dans des volumes moyens», a-t-il ajouté. Tokyo : en nette reprise La Bourse japonaise a terminé en progrès modéré jeudi, grâce aux gains enregistrés par des entreprises comme Haseko Corp. et Sakura Bank après l’annonce de mesures de restructuration. Le potentiel de hausse est toutefois resté limité en raison de la crainte persistante de voir des sociétés japonaises dénouer leurs participations croisées à l’approche de la fin de l’exercice, le 31 mars. L’indice Nikkei 225 a fini sur un gain de 115,00 points, soit 0,8 %, à 14 470,45, tandis que le contrat mars sur indice en gagnait 180, à 14 510. L’indice Topix de la première section a progressé de 3,84 points (0,34 %), à 1 124,13, le Nikkei 300 de 0,88 (0,39 %), à 224,91, mais celui de la 2e section a cédé 0,12 %, à 1 296,25. Les échanges sur la première section se sont contractés à 463 millions d’actions, après 487 millions mercredi, et l’on a dénombré 595 valeurs en hausse pour 550 en baisse. «L’annonce de restructurations apporte un soutien psychologique au marché, qui avait été affecté par une poussée des rendements des obligations et par la hausse du yen contre le dollar», a observé un professionnel. Très travaillée, Haseko Corp. s’est envolée de 17,78 %.
Le dollar n’a pas bougé encore une fois hier, à Beyrouth, dans un marché très calme et dominé toujours par la Banque du Liban (BDL). Ce phénomène s’explique par l’absence de motivations à l’achat et à la vente des devises d’un côté et par le maintien de la fourchette d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 514,00 LL d’un autre côté. En effet, le billet vert, qui a clôturé la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le milieu du mois dernier, continuait à être négocié aussi sur le marché interbancaire au haut de cette fourchette, consécutivement à la réticence aussi bien de l’offre que de la demande. Il est resté ainsi confiné pratiquement dans une marge étroite comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, avec un volume d’affaires ne dépassant pas quelque sept...