En attendant des jours meilleurs, la municipalité de Beyrouth doit vivre avec ses problèmes, les principaux étant son déficit budgétaire et l’insuffisance de personnel qualifié. En fait, la municipalité de Beyrouth ne manque pas de fonctionnaires. Il y en a même beaucoup : 2 700, selon M. Abdel Menem Ariss. Le problème est qu’ils sont mal répartis et qu’ils n’ont pas toujours les qualifications requises. «Il existe un manque cruel de fonctionnaires dans des services vitaux comme ceux de la santé, du génie ou des finances, qui intéressent directement le contribuable. En revanche, d’autres départements dont le conseil municipal n’a pas besoin comportent une pléthore de fonctionnaires. Il s’agit notamment des services de l’hygiène publique, des jardins et des abattoirs», explique M. Ariss. Pour des considérations d’ordre humanitaire, ces fonctionnaires sont maintenus à leurs postes, bien qu’ils soient improductifs. Dans une tentative de régler le problème, M. Ariss avait demandé à l’ancien mohafez d’autoriser leur transfert, notamment celui des ouvriers des abattoirs, vers d’autres services où ils pourraient être utiles. «Mais il n’a pas été possible d’obtenir quoi que ce soit à ce niveau. J’ai demandé aussi qu’un système de rotation au niveau des postes soit adopté et que des sessions de formation soient organisées, rien de tout cela n’a été réalisé», ajoute M. Ariss. Tout en signalant qu’il existe à la municipalité d’excellents éléments, le président du conseil municipal se plaint du fait que beaucoup d’employés sont «incompétents et se caractérisent par leur laisser-aller». «Je comprends maintenant pourquoi on assimile quelqu’un qui ne travaille pas à un fonctionnaire de municipalité. J’ai 2 700 fonctionnaires, mais je ne profite que d’une minorité parmi eux. Les autres n’ont ni l’envie, ni la volonté de travailler. Ils n’ont pas non plus les qualités nécessaires pour accomplir leur devoir La plupart des fonctionnaires, comme ceux de plusieurs administrations, n’ont pas évolué au cours des ans», fait remarquer M. Ariss, Lors de son séminaire de novembre, le conseil municipal avait adopté une recommandation qu’il a adressée au Conseil de la fonction publique et dans laquelle il demande que les vacances au niveau des postes municipaux soient comblés. M. Ariss espère avoir au sein de son équipe des personnes qualifiées, mais il laisse transparaître quelques doutes, parce que les salaires des fonctionnaires de la municipalité ne sont pas motivants. Entre-temps, le conseil municipal prépare lui-même le cahier des charges d’une série de projets dont il envisage d’adjuger l’exécution, parce qu’il ne «peut pas compter pour cela sur l’administration municipale». La réalisation de ces projets (installation de parcmètres et aménagement de parkings, ouverture d’une salle d’opéra…) doit aider la municipalité à accroître ses revenus et à combler son déficit budgétaire. Celui-ci est évalué à près de 50 millions de dollars par an. «Les recettes des taxes municipales s’élèvent à près de 55 millions de dollars alors que nos dépenses sont estimées à près de 100 millions de dollars, dont 80 millions servent à payer les salaires et les indemnités des fonctionnaires et à couvrir les frais de fonctionnement de la municipalité». Le problème est que les fonds dus à la municipalité ne lui sont pas toujours versés. M. Ariss note sur ce plan que l’EDL, les P. et T. et l’Office des eaux de Beyrouth doivent à la municipalité près de 70 milliards de livres : près de 33 milliards de livres de l’EDL, 30 milliards des P. et T. et 5 milliards de l’OEB.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En attendant des jours meilleurs, la municipalité de Beyrouth doit vivre avec ses problèmes, les principaux étant son déficit budgétaire et l’insuffisance de personnel qualifié. En fait, la municipalité de Beyrouth ne manque pas de fonctionnaires. Il y en a même beaucoup : 2 700, selon M. Abdel Menem Ariss. Le problème est qu’ils sont mal répartis et qu’ils n’ont pas toujours les qualifications requises. «Il existe un manque cruel de fonctionnaires dans des services vitaux comme ceux de la santé, du génie ou des finances, qui intéressent directement le contribuable. En revanche, d’autres départements dont le conseil municipal n’a pas besoin comportent une pléthore de fonctionnaires. Il s’agit notamment des services de l’hygiène publique, des jardins et des abattoirs», explique M. Ariss. Pour des...