Basket Ball - NBA Championnat professionnel nord-américain
le 25 février 1999 à 00h00
«Si vous avez 40 ans, vous avez déjà connu plusieurs crises et vous n’en êtes pas mort !» : diffusé par les radios brésiliennes, ce message se voulant rassurant n’en est pas pour autant convaincant. Profondément marqués par une quinzaine d’années d’hyper-inflation, à laquelle le plan Real de redressement économique lancé en juillet 1994 avait mis un terme, les Brésiliens ont retrouvé avec la crise financière déclenchée début janvier des affres qu’ils croyaient oubliées. La dévaluation de près de 40 % de la monnaie nationale, le real, et ses répercussions en chaîne sur l’ensemble de l’économie ont réveillé en eux des angoisses qui hantent leurs conversations et que les récentes festivités du carnaval n’ont que momentanément occultées. Selon des psychanalistes, cités par la presse brésilienne, un sentiment de profonde déception et d’inquiétude généralisée se manifeste parmi la population. «Les personnes se sentent menacées, éprouvent une grande peur quant à un retour de l’inflation et à une perte de revenus généralisés», estime l’un d’eux, Alberto Godin. Quatre années de stabilité économique n’ont pas suffi à effacer de la mémoire collective le phénomène d’hyper-inflation et de crise chronique, devenu une composante du comportement social du Brésilien, contraint de coexister pendant près de deux décennies avec une valse permanente, voire quotidienne, des étiquettes. Le Brésil, dont la monnaie a changé cinq fois de nom depuis 1986 – passant du cruzeiro au cruzado, puis au cruzado novo, avant de revenir au cruzeiro, et d’opter pour le cruzeiro real puis le real –, enregistrait dans les années 1992-1993 des records mondiaux d’inflation, avec des pointes dépassant les 2 800 % par an. L’incertitude actuelle est renforcée par le fait que les autorités se refusent à donner des estimations précises quant à l’évolution des prix ces prochains mois, par crainte de voir leurs prévisions compliquer encore plus la situation économique.
«Si vous avez 40 ans, vous avez déjà connu plusieurs crises et vous n’en êtes pas mort !» : diffusé par les radios brésiliennes, ce message se voulant rassurant n’en est pas pour autant convaincant. Profondément marqués par une quinzaine d’années d’hyper-inflation, à laquelle le plan Real de redressement économique lancé en juillet 1994 avait mis un terme, les Brésiliens ont retrouvé avec la crise financière déclenchée début janvier des affres qu’ils croyaient oubliées. La dévaluation de près de 40 % de la monnaie nationale, le real, et ses répercussions en chaîne sur l’ensemble de l’économie ont réveillé en eux des angoisses qui hantent leurs conversations et que les récentes festivités du carnaval n’ont que momentanément occultées. Selon des psychanalistes, cités par la presse...
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