Le budget annuel de la Force intérimaire des Nations unies pour le Liban s’élève à 120 millions de dollars par an. Ce budget assure principalement le payement des salaires du personnel. «La journée d’un Casque bleu au Liban revient à 1,28 dollar», indique M. Timor Goksel, porte-parole de la Finul, en soulignant que «ce sont les neuf gouvernements concernés qui paient leurs contingents au Liban-Sud». Les salaires des soldats diffèrent donc selon les pays auxquels ils appartiennent. Au départ, les Norvégiens étaient les plus favorisés. Actuellement, les Français, suivis des Finlandais et des Irlandais forment la tête de liste. Mis à part les salaires, les Nations unies assurent aux soldats repas et matériel. Un équipement qui, à cause des réductions budgétaires de l’institution internationale, commence à devenir vieux notamment les maisons préfabriquées et les véhicules. Les maisons, qui ont une durée de vie de cinq ans, n’ont pas été changées depuis 1978 (notamment à Nakoura). «Au début, note M. Goksel, la Finul s’est installée dans des préfabriqués ; maintenant, quand nous avons la possibilité de construire en dur nous le faisons». La raison est simple : «Au début, le Liban-Sud était vide et les Casques bleus ne savaient pas qu’ils allaient rester aussi longtemps», explique-t-il. Un autre problème existe au niveau du logement des soldats. Beaucoup de personnes, originaires du Sud, sont de retour et à leur arrivée au Liban, les Casques bleus s’étaient déjà installés sur des terrains privés. «Ces personnes de retour veulent naturellement récupérer leurs terrains et c’est le gouvernement qui devrait, selon les lois en vigueur, payer les indemnités», indique le porte-parole de la Finul. Évoquant les achats que les Casques bleus effectuent au Liban, M. Goksel déclare que «les Nations unies cherchent toujours les meilleures offres». Et d’ajouter «qu’à chaque achat, nous essayons de trouver des biens de consommation (essence, voitures, ordinateur, nourriture...) bon marché au Liban, ensuite nous nous tournons vers l’étranger». «L’année dernière, le montant des achats officiels de la Finul, effectués au Liban, a atteint les huit millions de dollars», indique-t-il. Et de souligner que «la Finul achèterait plus de produits au Liban, si la vente hors taxe, en vigueur dans plusieurs pays du monde vis-à-vis des Nations unies, existait au Liban».
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