Eau polluée à Tripoli : 35 enfants pris de malaise
le 25 février 1999 à 00h00
La pollution de l’eau à Tripoli a de nouveau fait des victimes hier, cette fois en raison de l’inconscience qui existe encore, et malgré les campagnes d’éveil menées par la municipalité. À l’orphelinat de Tripoli, 35 fillettes ont ressenti des maux divers (inflammations de la gorge, nausées, vomissements…). L’enquête ordonnée par la municipalité a révélé que les enfants de cet établissement buvaient l’eau directement à partir des canalisations. Rappelons que la pollution de l’eau de Tripoli avait causé, il y a quelques semaines, plus de 70 cas de typhoïde dans la vieille ville et à Mina. «Nous avions pourtant demandé aux écoles de la région de se procurer des réservoirs à charge pour nous de les remplir d’eau propre», a déclaré à L’Orient-Le Jour le président de la municipalité de Tripoli, Samir Chaarani. Il a précisé qu’un réservoir a été envoyé à l’orphelinat après l’incident (causé sans nul doute, selon lui, par la pollution). Quant aux malades, elles ont toutes été traitées sur place par un médecin. «Cela prouve que l’eau qui vient de Hab (principale source alimentant Tripoli et notamment la vieille ville) est toujours polluée», a-t-il dit. Interrogé sur les mesures prises récemment pour le règlement de ce problème, M. Chaarani a fait état d’un début d’amélioration. «Il y a eu des mesures prises par l’État, surtout en ce qui concerne la source d’Abou Halka» (qui devrait alimenter environ 20 % de la ville une fois rattachée aux canalisations), a-t-il précisé. «Mais nous avons demandé que l’eau d’Abou Halka passe par la station de traitement des eaux qui sera bientôt opérationnelle à Hab», a-t-il souligné. «Le projet d’Abou Halka en lui-même sera achevé avec quelque retard dans les installations électriques qui servent à pomper l’eau. Après cela, un mois d’essai sera nécessaire avant que l’eau soit prête pour alimenter la ville». Mais le problème essentiel demeure : celui des canalisations qui datent d’une soixantaine d’années dans plusieurs parties de la ville et qui entrent en contact avec les réseaux publics d’égouts, polluant toute eau, même propre à la base. «Nous attendons la mise en place d’un nouveau réseau dans toute la vieille ville», a déclaré M. Chaarani. «Les responsables ont promis de s’occuper de cette affaire. Nous, en tout cas, nous n’aurons de cesse que lorsqu’une solution définitive aura été adoptée».
La pollution de l’eau à Tripoli a de nouveau fait des victimes hier, cette fois en raison de l’inconscience qui existe encore, et malgré les campagnes d’éveil menées par la municipalité. À l’orphelinat de Tripoli, 35 fillettes ont ressenti des maux divers (inflammations de la gorge, nausées, vomissements…). L’enquête ordonnée par la municipalité a révélé que les enfants de cet établissement buvaient l’eau directement à partir des canalisations. Rappelons que la pollution de l’eau de Tripoli avait causé, il y a quelques semaines, plus de 70 cas de typhoïde dans la vieille ville et à Mina. «Nous avions pourtant demandé aux écoles de la région de se procurer des réservoirs à charge pour nous de les remplir d’eau propre», a déclaré à L’Orient-Le Jour le président de la municipalité de...
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