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Actualités - Chronologie

Un sort en suspens

Les jours de la station Mir sont, quoi qu’il arrive, comptés après 13 ans en orbite dans l’espace, mais ses exploitants rêvent de la prolonger au-delà du mois d’août grâce à des financements privés qu’ils ont à peine deux mois pour trouver. Le directeur de la société RKK Energuia exploitante de Mir, Iouri Semionov, assure avoir des «pistes» pour sauver Mir de sa fin annoncée à la mi-août au moment où cesseront les subventions du gouvernement russe, lui-même pris à la gorge par la crise financière. Le directeur de l’Agence spatiale russe Iouri Koptev a promis de faire tout son possible pour reculer la date de l’abandon du symbole de l’hégémonie russe dans l’espace. Il y a eu de discussions avec un financier étranger, un Australien, selon l’un de ses assistants, mais celui-ci ne serait pas Rupert Murdoch, le magnat australo-américain des médias. Les exploitants de Mir cherchent dans toutes les directions tout en ayant conscience de la difficulté de la tâche : ils doivent trouver les financements impérativement avant mi-avril. «Quel investisseur privé aurait intérêt à injecter de l’argent dans la station ?», s’interroge le porte-parole de M. Koptev, Sergueï Gorbounov. Quant aux publicités effectuées par les cosmonautes russes à bord de la station (Pepsi Cola, BMW....) «même biens payées elles ne suffisent pas», reconnaît-il. Le coût de fonctionnement de la station est de 250 millions de dollars par an. «Mir ne peut être intéressante que d’un point de vue scientifique pour des expériences ou des vols habités», explique-t-il. Pour Taissia Tabakova, responsable russe de la mission franco-russe Perséus, il ne fait pas de doute «que seule une agence spatiale étrangère» pourrait être intéressée par Mir. Elle a cependant assuré que «rien de concret n’a jamais été discuté avec les Chinois», contrairement à des rumeurs parues dans la presse. Iouri Batourine, l’ancien conseiller du président Boris Eltsine qui a volé sur Mir en 1998, a assuré pour sa part que de «jeunes agences spatiales dynamiques» pouvaient trouver de gros avantages à collaborer avec Mir, laissant entendre que des négociations concrètes avaient lieu. Pour le directeur du Centre national d’études spatiales français, Gérard Brachet, la station a fait son temps : «Mir a 13 ans, c’est exceptionnel, personne ne pensait qu’elle durerait autant». Avec Perséus, le CNES signe sa septième et plus longue mission à bord mais ce sera également la dernière, le Centre concentrant ses activités sur la station spatiale internationale, ISS, en cours de construction et dont le projet est chapeauté par les Américains. En attendant, les cosmonautes sont partis sans être sûrs de la date de leur retour. Si les Russes ne trouvent pas l’argent, ce sera le 7 août. Mais comme si certains le disent «un miracle se produit, sous la forme d’un financement», ils quitteront Mir le 23 août, à l’arrivée d’une nouvelle mission.
Les jours de la station Mir sont, quoi qu’il arrive, comptés après 13 ans en orbite dans l’espace, mais ses exploitants rêvent de la prolonger au-delà du mois d’août grâce à des financements privés qu’ils ont à peine deux mois pour trouver. Le directeur de la société RKK Energuia exploitante de Mir, Iouri Semionov, assure avoir des «pistes» pour sauver Mir de sa fin annoncée à la mi-août au moment où cesseront les subventions du gouvernement russe, lui-même pris à la gorge par la crise financière. Le directeur de l’Agence spatiale russe Iouri Koptev a promis de faire tout son possible pour reculer la date de l’abandon du symbole de l’hégémonie russe dans l’espace. Il y a eu de discussions avec un financier étranger, un Australien, selon l’un de ses assistants, mais celui-ci ne serait pas Rupert...