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Actualités - Conferences Internationales

Biosécurité Négociations en panne à la conférence de Carthagène

Les négociations sur le texte d’un protocole sur la biosécurité étaient en panne à Carthagène, les positions restant très divergentes entre pays en développement et pays occidentaux favorables au développement des OGM, les Organismes génétiquement modifiés. Les discussions se sont poursuivies dans la ville colombienne de la côte caraïbe et les négociateurs se sont séparés sans réussir à finaliser le texte, très controversé, qui doit être soumis lundi et mardi aux ministres. La présidence danoise du comité de négociations a cependant annoncé des prolongations en séance plénière, pour tenter de dégager un compromis entre les partisans d’un commerce international des OGM très encadré et ceux qui jugent un tel contrôle inutile et inopportun. Un projet de texte modifié avait été présenté vendredi par le président des négociations, le Danois Veit Koester. Selon lui, le protocole doit «être un texte équilibré et évolutif, répondant à des attentes très différentes, mais restant efficace». À long terme, M. Koester s’est dit «convaincu que la communauté mondiale – y compris l’industrie et le commerce – tirera bénéfice de ce travail en commun sur l’instrument légal que sera le protocole, dont plusieurs pays en développement se sont déjà inspirés». Les divergences sont apparues clairement ces derniers jours entre pays en développement, qui mettent en avant la nécessité d’appliquer le principe de précaution, et une partie des pays occidentaux, partisans du développement des OGM qu’ils produisent, donc du libre-échange. L’opposition au traité est emmenée par les États-Unis, qui n’ont pourtant pas ratifié la convention sur la biodiversité et sont donc présents à Carthagène comme observateurs. Mais leurs alliés traditionnels (Australie, Canada, Argentine et Nouvelle-Zélande), parmi lesquels figurent de grands pays exportateurs de céréales, sont montés au créneau avec une proposition tendant à exclure les matières premières agricoles du protocole. Pour les États-Unis, le protocole est inutile : la lutte pour le maintien de la biodiversité dans le monde ne passe pas par un tel accord mondial, mais les pays eux-mêmes doivent prendre des mesures adaptées pour contrôler les aliments et substances transgéniques, expliquent-ils à Carthagène, où ils ont tout de même envoyé une délégation de haut niveau. Quant aux industriels des biotechnologies, ils craignent «le pire» et réclament un protocole «limité aux OGM qui peuvent avoir un effet négatif sur la biodiversité». L’Union européenne (UE) a du mal à adopter une position commune et défend un accord «fondé sur le principe de précaution», ajoutant qu’il doit «prendre en compte de manière équilibrée les préoccupations environnementales et commerciales». Mais, il y a quelques jours, le Parlement européen a décidé que les OGM pourront être «suivis à la trace afin d’éviter tout risque de dissémination volontaire ou accidentelle». Enfin, les pays du tiers monde sont nombreux à réclamer des règles précises aux mouvements transfrontaliers des OGM, l’application du principe de précaution et de responsabilité de la part des producteurs d’OGM et des pays exportateurs. Les Nations unies insistent aussi sur la nécessité de mettre en place un système d’aide aux pays en développement, «qui manquent de moyens techniques, financiers et institutionnels pour régler les questions de sécurité biologique».
Les négociations sur le texte d’un protocole sur la biosécurité étaient en panne à Carthagène, les positions restant très divergentes entre pays en développement et pays occidentaux favorables au développement des OGM, les Organismes génétiquement modifiés. Les discussions se sont poursuivies dans la ville colombienne de la côte caraïbe et les négociateurs se sont séparés sans réussir à finaliser le texte, très controversé, qui doit être soumis lundi et mardi aux ministres. La présidence danoise du comité de négociations a cependant annoncé des prolongations en séance plénière, pour tenter de dégager un compromis entre les partisans d’un commerce international des OGM très encadré et ceux qui jugent un tel contrôle inutile et inopportun. Un projet de texte modifié avait été présenté...