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Actualités - Chronologie

Israël Netanyahu couvre Sharon dans l'affaire Ben Gal

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a couvert le ministre des Affaires étrangères Ariel Sharon, affirmant qu’il lui avait demandé d’inviter en Russie un général de réserve soupçonné de corruption. La police israélienne doit interroger à son retour des États-Unis M. Sharon sur cette invitation et autres faveurs dont aurait bénéficié le général de réserve Avigdor Ben Gal, pour modifier son témoignage devant un tribunal sur le rôle de M. Sharon durant la guerre du Liban en 1982. «Je ne veux pas intervenir dans l’enquête mais je suis certain qu’elle n’aboutira pas à des poursuites contre M. Sharon envers lequel le peuple tout entier a une dette de reconnaissance» pour son action dans le domaine de la défense, a déclaré M. Netanyahu à des journalistes. «J’ai moi-même recommandé à M. Sharon de se faire accompagner en Russie par M. Ben Gal dans l’intérêt d’Israël», a poursuivi le chef du gouvernment. Cette intervention publique du chef du gouvernement en faveur de M. Sharon a suscité un vif mécontentement parmi les enquêteurs, a affirmé vendredi le quotidien Yediot Aharonot, qui rapporte les propos du chef du gouvernement. M. Sharon, qui détient également le portefeuille des Infrastructures nationales, est soupçonné d’avoir tenté de favoriser les intérêts du général reconverti dans les affaires pour un projet de contrat d’importation de gaz naturel russe en Israël. Le général de réserve, aujourd’hui homme d’affaires, a été interrogé une seconde fois jeudi comme suspect par la police. Il est soupçonné de «faux témoignage», «d’obstruction à la justice» et d’«abus de confiance». L’affaire a démarré par une plainte déposée par le quotidien Haaretz contre M. Ben Gal, qui commandait en 1982 un corps d’armée au Liban, au moment de l’invasion de ce pays par l’armée israélienne sous la direction de M. Sharon, ministre de la Défense à l’époque. En 1987, M. Ben Gal avait publiquement accusé M. Sharon d’avoir planifié en secret une opération beaucoup plus ambitieuse que celle qui avait obtenu l’aval du gouvernement de Menahem Begin. Mais M. Ben Gal s’était rétracté en 1997, lors du procès intenté par M. Sharon contre le Haaretz qui reprenait la même thèse. M. Sharon avait malgré tout été débouté de sa plainte en diffamation. Deux semaines avant ce procès, M. Ben Gal, qui travaillait alors dans une entreprise privée, avait participé à un voyage officiel organisé par M. Sharon en Russie où le ministre devait négocier l’achat de gaz naturel. La police soupçonne M. Sharon d’avoir tenté de favoriser la compagnie employant M. Ben Gal en contrepartie de son aide. Finalement, l’affaire avait capoté. M. Sharon s’est toujours dit «victime d’une campagne systématique de dénigrement» en Israël à propos de son rôle durant l’invasion du Liban.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a couvert le ministre des Affaires étrangères Ariel Sharon, affirmant qu’il lui avait demandé d’inviter en Russie un général de réserve soupçonné de corruption. La police israélienne doit interroger à son retour des États-Unis M. Sharon sur cette invitation et autres faveurs dont aurait bénéficié le général de réserve Avigdor Ben Gal, pour modifier son témoignage devant un tribunal sur le rôle de M. Sharon durant la guerre du Liban en 1982. «Je ne veux pas intervenir dans l’enquête mais je suis certain qu’elle n’aboutira pas à des poursuites contre M. Sharon envers lequel le peuple tout entier a une dette de reconnaissance» pour son action dans le domaine de la défense, a déclaré M. Netanyahu à des journalistes. «J’ai moi-même recommandé à M....