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Actualités - Chronologie

la CIA et le Mossad montrés du doigt

La CIA (services de renseignements américains) et son équivalent israélien, le Mossad, ont été impliqués dans la capture à Nairobi du leader indépendantiste kurde de Turquie Abdullah Öcalan, selon des sources kenyanes, bien que tous les détails de l’opération ne soient pas encore connus. La participation des services de sécurité kenyans ne faisait, en tout cas, plus guère de doute, malgré les démentis initiaux du chef de la diplomatie kenyane, Bonaya Godana, qui assurait que son pays n’avait eu «aucun rôle dans cette affaire». Selon des sources des milieux du renseignement à Nairobi, qui ont requis l’anonymat, ce sont les Américains qui ont prévenu les autorités kenyanes de la présence de M. Öcalan à Nairobi, mais les Israéliens étaient également au courant. La CIA comme le Mossad ont une forte présence à Nairobi, dont ils ont fait leur plaque tournante pour l’Afrique orientale, d’après les milieux du renseignement à Nairobi. Cette présence a encore été consolidée depuis l’attentat à la bombe, le 7 août 1998, contre l’ambassade des États-Unis à Nairobi qui avait fait 213 morts, dont 12 Américains, et quelque 5 000 blessés. Américains et Israéliens ont ensuite fait pression sur le gouvernement kenyan pour qu’il remette M. Öcalan à la Turquie, un allié proche à la fois de l’État hébreu et de Washington, ont poursuivi ces sources. À Washington, la Maison-Blanche avait affirmé mardi que les États-Unis n’avaient pas été «directement impliqués» dans l’opération ayant conduit à l’arrestation du leader kurde. Pour sa part, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait assuré à Jérusalem qu’«Israël (n’était) absolument pas impliqué dans la capture d’Öcalan». M. Öcalan était arrivé à Nairobi le 2 février en provenance de Milan à bord d’un avion privé et sous un nom d’emprunt, avait indiqué M. Godana. La demande d’atterrissage de l’appareil avait été déposée par l’ambassade de Grèce à Nairobi. D’après des sources kenyanes, également anonymes, M. Godana était opposé à ce que le dirigeant rebelle kurde, ennemi numéro un du régime turc, soit remis à Ankara, mais le président kenyan Daniel Arap Moi, déterminé à rester en bons termes avec les États-Unis et Israël, a désavoué son ministre et pris une décision contraire. Le ministère des Affaires étrangères a admis, mercredi, que le gouvernement kenyan avait pris un arrêté d’expulsion à l’encontre de M. Öcalan et que les services d’immigration avaient appliqué cet arrêté. Bien que les circonstances exactes de la capture de M. Öcalan restent encore floues, des sources concordantes ont permis d’en rétablir le scénario. Lundi, M. Öcalan a quitté la résidence de l’ambassadeur grec, George Costorlas, dans un véhicule conduit par un Kenyan. Un homme des services de sécurité kenyans était assis à côté de lui. Citant «des sources fiables des services de sécurité kenyans», le quotidien de Nairobi Daily Nation affirmait jeudi que les services de renseignement du Kenya avaient joué «un rôle déterminant dans l’arrestation et la déportation» de M. Öcalan. Il citait aussi des diplomates grecs à Nairobi, selon lesquels des agents de ces services de renseignement kenyans auraient arrêté le chef kurde à l’intérieur de la résidence. Plusieurs sources ont confirmé la version d’Athènes concernant la suite des événements, à savoir que la voiture dans laquelle se trouvait M. Öcalan, qui était suivie de plusieurs autres véhicules, a soudainement quitté le convoi sur la route de l’aéroport. Menottes aux mains et les yeux bandés, il a alors été placé à bord d’un appareil appartenant à un homme d’affaires turc et emmené vers la Turquie.
La CIA (services de renseignements américains) et son équivalent israélien, le Mossad, ont été impliqués dans la capture à Nairobi du leader indépendantiste kurde de Turquie Abdullah Öcalan, selon des sources kenyanes, bien que tous les détails de l’opération ne soient pas encore connus. La participation des services de sécurité kenyans ne faisait, en tout cas, plus guère de doute, malgré les démentis initiaux du chef de la diplomatie kenyane, Bonaya Godana, qui assurait que son pays n’avait eu «aucun rôle dans cette affaire». Selon des sources des milieux du renseignement à Nairobi, qui ont requis l’anonymat, ce sont les Américains qui ont prévenu les autorités kenyanes de la présence de M. Öcalan à Nairobi, mais les Israéliens étaient également au courant. La CIA comme le Mossad ont une forte...