M. Sami Mouracadé, homme d’affaires, nous communique un plan de réglementation de la circulation routière dont il est l’auteur, et qu’il a transmis aux plus hautes autorités du pays. L’un des intérêts de ce plan réside dans le fait qu’il est étalé dans le temps et qu’il prévoit la formation et l’éducation à la sécurité routière aussi bien de la police que de la population. Ce plan a été transmis au ministère de l’Intérieur comme contribution d’un citoyen à un dossier dont l’urgence est devenue évidente. Le seul problème, auquel tous les Libanais, riches ou pauvres, sont confrontés tous les jours est celui de la circulation automobile. Aucun responsable ne s’y est mis sérieusement et nos entendons de temps en temps l’annonce de mesures bien vite oubliées : extincteurs obligatoires, interdiction d’utiliser le cellulaire en voiture, etc (...). L’important est l’adoption d’un plan général étalé sur une période donnée et engageant toutes les parties possibles pour enfin arriver à un résultat équivalent aux normes internationales de sécurité routière. PHASE 1 1. Formation des officiers et gendarmes des FSI: Jumelage avec un pays européen, pour l’envoi d’experts de la police routière. Ces experts formeront durant leur séjour 10/15 officiers des FSI, lesquels à leur tour formeront chacun 10 autres officiers. Chaque officier, à son tour formera 10 éléments des membres des FSI en charge de la circulation. Et ainsi de suite. En l’espace de quelques mois, nous aurons entre 2 500 et 3 000 officiers et gendarmes bien formés. 2. Campagne d’éducation et d’information à l’usage du public : spots publicitaires, imprimés, campagnes dans les écoles, réorganisation de l’examen pour l’obtention du permis de conduire. 3. Réorganisation des principaux carrefours et intersections du grand Beyrouth: Les plus importants embouteillages ont toujours lieu autour des grands carrefours et intersections. Cela est dû au manque de ronds-points et de séparation au milieu des routes. Partout où l’État a installé des séparations réglant les deux sens routiers, la circulation est devenu fluide. Les trois volets ci-haut mentionnés seraient étalés sur six mois. Tout le monde doit s’y mettre : le ministère de l’Intérieur, les associations comme l’ATCL, les universités, les médias etc. Cette campagne doit se faire dans la bonne humeur et la politesse, l’accent devant être mis surtout sur la sécurité de l’être humain, de la famille, des enfants, de la santé des nerfs et enfin de l’économie en général. PHASE 2 : À la fin du sixième mois de formation, d’éducation et de réorganisation, une nouvelle réglementation sera mise au point : 1. Campagne axée sur l’état des voitures. 2. Réorganisation des amendes aux infractions routières. 3. Amélioration de la surveillance routière: Le seul remède à l’indiscipline du conducteur libanais est la surveillance. L’État ne peut surveiller toutes les routes, jour et nuit, par manque d’éléments. Il faudrait donc que le conducteur se sente surveillé à tout moment. a. Installation de postes de radars fixes sur les grands axes, autoroutes et importants carrefours, pour surveiller la vitesse, le respect des feux rouges, etc., ainsi que des postes de radar mobiles. b. Désignation de quelque 1 000 à 1 500 médecins, ingénieurs, avocats, hommes d’affaires, journalistes, officiers de l’armée et des FSI, hauts fonctionnaires de l’État, membres du clergé, etc. Ces personnes seront sélectionnées selon un critère d’âge et assermentées, elles pourront à tout moment et en tout lieu contacter les numéros d’une chambre opérationnelle et reporter une infraction grave, relevée lors de leurs déplacements en stipulant le lieu, l’heure, le numéro d’immatriculation et la couleur de la voiture. La chambre opérationnelle prendra la relève et se chargera de retrouver l’automobiliste, d’enquêter sur l’infraction et de pénaliser. 4. Nouvelle campagne d’informations: a. Informer sur les amendes et leurs applications à tous, y compris les officiels. b. Informer largement sur la surveillance civile et secrète. Cela est essentiel pour la réussite et l’impact du plan. La peur de la sanction est le meilleur remède contre l’indiscipline. c. Conseiller et expliquer les avantages d’une couverture de voiture ainsi que des passagers en contractant une assurance contre tiers. La phase 2 serait étalée sur 6 mois, et au bout d’un an, la loi sera appliquée à tous, sans exception. Il est évident que l’infrastructure routière doit suivre : installation de feux rouges aux grands carrefours, signalisation routière, séparation médiane des routes à grand trafic, etc.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats M. Sami Mouracadé, homme d’affaires, nous communique un plan de réglementation de la circulation routière dont il est l’auteur, et qu’il a transmis aux plus hautes autorités du pays. L’un des intérêts de ce plan réside dans le fait qu’il est étalé dans le temps et qu’il prévoit la formation et l’éducation à la sécurité routière aussi bien de la police que de la population. Ce plan a été transmis au ministère de l’Intérieur comme contribution d’un citoyen à un dossier dont l’urgence est devenue évidente. Le seul problème, auquel tous les Libanais, riches ou pauvres, sont confrontés tous les jours est celui de la circulation automobile. Aucun responsable ne s’y est mis sérieusement et nos entendons de temps en temps l’annonce de mesures bien vite oubliées : extincteurs obligatoires,...