Les atteintes à la liberté de la presse sont peu rapportées au Proche-Orient tout simplement parce que cette liberté de la presse y est rare, juge l’Institut international pour la presse (IPI) dans son rapport annuel publié à Vienne. Des pays comme l’Arabie séoudite et l’Irak «ne tolèrent aucune forme d’opposition» et «maintiennent une main de fer» sur la presse, toutes les stations de radio et de télévision appartenant à l’État, souligne l’IPI, qui ajoute que «la presse étrangère y est souvent censurée ou interdite». L’Irak a «menacé de cesser tout échange commercial avec la République tchèque» si Radio Free Europe, implantée à Prague, émet des informations internationales vers l’Irak, regrette l’IPI, dont le siège est à Vienne. En Syrie, où il n’existe pas de journaux étrangers, mais où la télévision par satellite est très répandue, le président Hafez el-Assad est «resté intransigeant» devant les pressions internationales visant à faire libérer le rédacteur en chef du mensuel Le Vote de la démocratie. Selon l’IPI, Nizar Nayyouf, arrêté en janvier 1992, est détenu dans des conditions inhumaines, il est gravement malade et ne peut obtenir de traitement. En revanche, d’autres pays comme Bahrein, le Qatar et l’Iran sont graduellement en train de lâcher leur emprise sur les médias. L’IPI rapporte que la censure s’est assouplie avec l’arrivée du président iranien Mohammad Khatami, mais que des journalistes ont été arrêtés ou interdits de voyager à l’étranger. Un directeur de journal, Morteza Firoozi, arrêté en 1997, a été condamné à mort après avoir été accusé d’activités d’espionnage. Son procès a été rouvert et il est toujours en instance de jugement. Plusieurs autres journalistes iraniens ont été arrêtés en 1998 sous divers prétextes, telle que la publication de «fausses nouvelles». Une large censure en Israël En Israël, le gouvernement exerce une large censure sous couvert de «sécurité nationale» et certaines informations, diffusées par la presse internationale, sont tues dans la presse nationale, constate l’organisme international. L’IPI fait aussi état de cas de violences à l’encontre de journalistes en Israël, notamment le 7 février 1998 lorsque l’armée a ouvert le feu sur des manifestants pro-irakiens, blessant trois journalistes. L’IPI cite encore plusieurs autres exemples de journalistes importunés voire battus par des soldats de l’armée israélienne. Dans les territoires palestiniens autonomes, plusieurs journaux ont aussi été interdits et un journaliste de l’agence Reuters a été détenu pendant plus d’une semaine, son agence ayant été accusée de «diffuser des informations préjudiciables à la société palestinienne». Le 13 septembre, un journaliste de l’AFP, Saber Noureddine, a été arrêté pendant 10 heures à Gaza après avoir été accusé d’être membre du mouvement islamiste Hamas, rappelle l’IPI. En revanche, au Qatar, la situation de la presse «s’est considérablement améliorée. Les restrictions pratiquées à la liberté de la presse» s’appliquent toutefois toujours en matière de respect des pratiques religieuses, de secrets militaires et d’éventuelles critiques des relations entre le Qatar et des pays amis.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les atteintes à la liberté de la presse sont peu rapportées au Proche-Orient tout simplement parce que cette liberté de la presse y est rare, juge l’Institut international pour la presse (IPI) dans son rapport annuel publié à Vienne. Des pays comme l’Arabie séoudite et l’Irak «ne tolèrent aucune forme d’opposition» et «maintiennent une main de fer» sur la presse, toutes les stations de radio et de télévision appartenant à l’État, souligne l’IPI, qui ajoute que «la presse étrangère y est souvent censurée ou interdite». L’Irak a «menacé de cesser tout échange commercial avec la République tchèque» si Radio Free Europe, implantée à Prague, émet des informations internationales vers l’Irak, regrette l’IPI, dont le siège est à Vienne. En Syrie, où il n’existe pas de journaux étrangers,...