Il y a peu, Fady Stefan a relancé dans nos colonnes un débat qui divise la caste de cinéphiles en affirmant «La vidéo n’est pas du cinéma». Pourtant, François Truffaut – cinéaste et homme de cinéma s’il en fut – avouait un jour à Claude Berri que la vidéo avait bouleversé sa vie. Avant, il devait attendre un ou deux ans la projection en salle de Design for Living de Lubitsch, alors qu’avec la cassette il pouvait se projeter ce film deux ou trois fois par semaine. En fait, tout le problème est là: la vidéo n’a été conçue que pour l’usage privé du cinéphile. Et quelle que soit la qualité de la cassette, rien ne remplace la projection en salle, sur grand écran, d’une pellicule en 35mm. Tout cela pour en venir au fait que si la vidéo n’est pas du cinéma, la télévision l’est encore moins. Et cette constatation n’a pas échappé à ceux qui ont dû attendre une semaine pour voir un film comme The Fall of the Roman Empire, saucissonné en deux parties, en raison de sa durée de projection. Que dire aussi de cette pratique douteuse, contre laquelle je me suis déjà élevé, et qui consiste à assister au triste doublage en arabe de films américains et en anglais de films français. Et ne parlons pas des films conçus pour écran large, généralement en Cinémascope, tronqués des personnages qui se trouvent aux extrémités gauche ou droite. Il n’y a, dans ce cas, de place que pour les «centristes», sans doute jugés «politiquement» plus corrects. Que dire enfin de ce triste produit que l’on appelle un «Télé-film» où l’économie évidente des moyens (décors réduits à des espaces minimums, acteurs de seconde zone, réalisateur inexistant) le dispute à l’indigence de scenarii bidon, bourrés de poncifs et de lieux communs, quand ce n’est de violence gratuite? C’est pourquoi je suis et je demeure un inconditionnel du cinéma. That’s all, folks, dirait Bugs Bunny.
Il y a peu, Fady Stefan a relancé dans nos colonnes un débat qui divise la caste de cinéphiles en affirmant «La vidéo n’est pas du cinéma». Pourtant, François Truffaut – cinéaste et homme de cinéma s’il en fut – avouait un jour à Claude Berri que la vidéo avait bouleversé sa vie. Avant, il devait attendre un ou deux ans la projection en salle de Design for Living de Lubitsch, alors qu’avec la cassette il pouvait se projeter ce film deux ou trois fois par semaine. En fait, tout le problème est là: la vidéo n’a été conçue que pour l’usage privé du cinéphile. Et quelle que soit la qualité de la cassette, rien ne remplace la projection en salle, sur grand écran, d’une pellicule en 35mm. Tout cela pour en venir au fait que si la vidéo n’est pas du cinéma, la télévision l’est encore moins. Et...
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