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Actualités - Chronologie

L'Europe de l'Est épinglée

Les atteintes à la liberté de la presse sont nombreuses en Russie et en Europe centrale, où meurtres de journalistes et jugements draconiens contre les médias visent à étouffer idées et informations indésirables, selon l’Institut international de la presse (IPI). Le rapport annuel de l’IPI, dont le siège est à Vienne, critique particulièrement les anciennes républiques soviétiques et les pays d’Europe centrale et du Sud. «Le meurtre est devenu la méthode préférée de censure en Russie», écrit l’IPI citant notamment l’assassinat de Larissa Youdina, rédactrice en chef du seul quotidien d’opposition de Kalmoukie, Sovietskaïa Kalmoukia, enlevée et assassinée en juin dernier. En Géorgie, 14 journalistes ont été tués depuis 1992 dans l’exercice de leur travail. La situation s’est «détériorée de façon dramatique en Azerbaïdjan où plus de 100 cas d’actes de violence contre des médias ont été signalés» en 1998, précise le rapport. Il en va de même au Bélarus où le président Alexandre Loukachenko a adopté une «série de mesures répressives qui ont rendu pire la situation déjà exaspérante des médias», constate l’IPI. Les attaques à la grenade et aux armes à feu contre les médias «sont devenues affaire courante» en Ukraine où deux quotidiens d’opposition ont été contraints de cesser leur parution sur intervention du ministère de l’Information. Menacés par la police Le régime du président yougoslave Slobodan Milosevic a «déclaré la guerre aux médias qui tentent de couvrir objectivement les événements au Kosovo», indique l’IPI, soulignant que des journalistes y ont été «fréquemment persécutés, passés à tabac ou menacés». À Pristina, le chef-lieu du Kosovo, le journaliste Afrim Maliqi a été tué début décembre dans une embuscade. Il était l’auteur d’une rubrique culturelle du journal Bujku très critique à l’égard du comportement de la police serbe envers les Albanais du Kosovo. L’IPI dénonce également les restrictions imposées aux correspondants étrangers au Kosovo dont certains ont été ouvertement menacés par la police serbe de «devenir des cibles» en cas de sanctions internationales contre la RFY. La situation est également très insatisfaisante, selon l’IPI, dans les pays en transition, Bulgarie, Roumanie et Croatie notamment où journaux et journalistes se voient en permanence infliger de lourdes amendes voire des peines de prison après avoir critiqué des dirigeants. Même scénario en Grèce et en Turquie où une «législation draconienne» sur la presse est destinée à «museler les journalistes critiques». En Turquie, 25 journalistes sont en prison, soit «plus que dans n’importe quel autre pays au monde», rappelle l’IPI. En Europe occidentale, les critiques de l’IPI portent notamment sur les monopoles, dont celui de la télévision en Autriche, et sur les concentrations dans la presse notamment en Belgique et en Allemagne. Pour la France, l’IPI dénonce des «violations du droit des journalistes de protéger leurs sources d’information» et rappelle que trois journalistes ont été détenus et leurs notes confisquées à la suite de leur enquête sur l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac.
Les atteintes à la liberté de la presse sont nombreuses en Russie et en Europe centrale, où meurtres de journalistes et jugements draconiens contre les médias visent à étouffer idées et informations indésirables, selon l’Institut international de la presse (IPI). Le rapport annuel de l’IPI, dont le siège est à Vienne, critique particulièrement les anciennes républiques soviétiques et les pays d’Europe centrale et du Sud. «Le meurtre est devenu la méthode préférée de censure en Russie», écrit l’IPI citant notamment l’assassinat de Larissa Youdina, rédactrice en chef du seul quotidien d’opposition de Kalmoukie, Sovietskaïa Kalmoukia, enlevée et assassinée en juin dernier. En Géorgie, 14 journalistes ont été tués depuis 1992 dans l’exercice de leur travail. La situation s’est «détériorée de...