La polémique s'amplifie au Canada sur l'absence de Jean Chrétien
le 11 février 1999 à 00h00
La polémique sur l’absence du Premier ministre canadien Jean Chrétien aux funérailles du roi Hussein de Jordanie s’est amplifiée, après que des membres des forces armées canadiennes eurent fait savoir que le chef du gouvernement disposait du temps et de la logistique nécessaires pour assister à la cérémonie lundi à Amman. De retour mardi à la Chambre des Communes, après quelques jours de vacances de ski à Whistler, M. Chrétien a été sommé par les partis d’opposition d’expliquer pourquoi le Canada, qui assume ce mois-ci la présidence du Conseil de sécurité de l’Onu, était le seul pays du G8 à être représenté par un ministre et non par son chef d’État ou de gouvernement. Il a argué que le ministère de la Défense lui avait fait savoir qu’il n’avait pas le temps de se rendre en Jordanie parce que l’armée canadienne ne disposait pas d’avions assez rapides. Le Globe and Mail citait cependant mardi des sources des forces armées qui affirmaient qu’elles auraient eu le temps de transporter M. Chrétien jusqu’à Amman, même si cela aurait été un peu juste. Un hélicoptère Griffon aurait pu amener M. Chrétien jusqu’à Vancouver, d’où un jet Challenger de l’armée l’aurait emmené à Amman. Ce qu’a confirmé un porte-parole de la firme Bombardier, qui fabrique les Challenger. «Le Premier ministre était trop occupé à faire du ski pour se rendre aux funérailles du roi Hussein, a souligné à la Chambre la leader du parti néo-démocrate, Alexa McDonnough. Il préfère le ski à son devoir d’État», a renchéri le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.
La polémique sur l’absence du Premier ministre canadien Jean Chrétien aux funérailles du roi Hussein de Jordanie s’est amplifiée, après que des membres des forces armées canadiennes eurent fait savoir que le chef du gouvernement disposait du temps et de la logistique nécessaires pour assister à la cérémonie lundi à Amman. De retour mardi à la Chambre des Communes, après quelques jours de vacances de ski à Whistler, M. Chrétien a été sommé par les partis d’opposition d’expliquer pourquoi le Canada, qui assume ce mois-ci la présidence du Conseil de sécurité de l’Onu, était le seul pays du G8 à être représenté par un ministre et non par son chef d’État ou de gouvernement. Il a argué que le ministère de la Défense lui avait fait savoir qu’il n’avait pas le temps de se rendre en Jordanie parce que...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.