Moscou a accusé mercredi «des responsables occidentaux» de chercher à conditionner l’octroi d’une aide financière à un changement de la politique extérieure russe, selon le porte-parole du No2 du gouvernement russe le communiste Iouri Maslioukov. «Lors des négociations officielles la question n’a pas été posée, mais elle a été posée non-officiellement», a indiqué M. Anton Sourikov à l’AFP. «Les représentants des pays étrangers exposent clairement (ce marché) lors des conversations privées», a-t-il ajouté. «Sont concernés le traité antimissiles (ABM), toutes les formes de coopération avec l’Iran», la position de la Russie en Irak et au Kosovo. «La Russie devrait également quitter de son propre gré plusieurs marchés d’armements, abandonner la construction de stations nucléaires et le lancement de satellites commerciaux», a-t-il ajouté. M. Sourikov a laissé entendre que ces responsables étrangers «n’étaient ni des Européens ni des Asiatiques». Les États-Unis, qui s’opposent vivement à la Russie sur plusieurs dossiers de politique internationale, n’ont jamais officiellement lié ces questions à celle de l’aide financière. Les «étrangers», a poursuivi M. Sourikov, qui exercent une forte influence sur la presse russe, sont à l’origine des campagnes de presse actuelles contre le Premier ministre Evgueni Primakov, critiqué notamment pour n’avoir pas réussi à signer un accord avec le FMI (Fonds monétaire international). Le responsable s’est dit pourtant persuadé qu’un accord sur l’aide financière à la Russie était possible. Une mission du FMI est rentrée le week-end dernier à Washington après avoir passé deux semaines à Moscou et proposé au gouvernement russe une série de mesures économiques à court terme et sur l’ensemble de 1999. Elle devrait revenir bientôt en Russie pour reprendre les négociations sur un programme économique qui pourrait recevoir le soutien de la communauté internationale.
Moscou a accusé mercredi «des responsables occidentaux» de chercher à conditionner l’octroi d’une aide financière à un changement de la politique extérieure russe, selon le porte-parole du No2 du gouvernement russe le communiste Iouri Maslioukov. «Lors des négociations officielles la question n’a pas été posée, mais elle a été posée non-officiellement», a indiqué M. Anton Sourikov à l’AFP. «Les représentants des pays étrangers exposent clairement (ce marché) lors des conversations privées», a-t-il ajouté. «Sont concernés le traité antimissiles (ABM), toutes les formes de coopération avec l’Iran», la position de la Russie en Irak et au Kosovo. «La Russie devrait également quitter de son propre gré plusieurs marchés d’armements, abandonner la construction de stations nucléaires et le...
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